Sébastien Lecornu à Matignon en 2026 : un Premier ministre en sursis face aux municipales
Lecornu à Matignon en 2026 : un PM en sursis

Sébastien Lecornu, un Premier ministre en sursis en 2026

Nous sommes en 2026, et Sébastien Lecornu est toujours à Matignon. Bien qu'il n'occupe ce poste que depuis septembre dernier, chaque jour représente un combat politique intense. Dans l'attente des élections municipales de mars, dernier scrutin avant le grand rendez-vous de la présidentielle, l'atmosphère est électrique.

Nice, une élection municipale capitale

L'élection municipale de Nice attire tous les regards, sa violence marquant profondément les esprits. "Quand on voit ce qui s'y passe, on se dit que c'est vraiment un autre pays…", note le maire d'une grande ville de l'Ouest. Le résultat aura une incidence nationale majeure : "Si Eric Ciotti gagne contre Christian Estrosi, il passe du statut de pestiféré à celui de pionnier, ce serait une onde de choc pour toute la droite."

Attal contre Philippe : la bataille en coulisses

Gabriel Attal et Edouard Philippe se sont retrouvés côte à côte mardi soir pour soutenir Pierre-Yves Bournazel, candidat à la mairie de Paris. Les deux anciens Premiers ministres ne s'affronteront que plus tard, lors du lancement de la bataille présidentielle. À ce sujet, Gabriel Attal a confié à un proche : "Je suis meilleur que lui en campagne…", révélant une rivalité latente.

Aurore Bergé lance sa boutique politique

Au gouvernement, Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, a également le regard tourné vers la présidentielle de 2027. Considérant que Renaissance, désormais tenu par Gabriel Attal, ne permet pas l'émergence d'idées nouvelles, elle compte créer sa propre structure après les municipales. "C'est un microparti et, ça y est, il est déjà créé !", glisse l'un de ses proches. Cette initiative vise à peser dans les débats du bloc central.

Lecornu, un contraste qui fonctionne

Pourquoi Sébastien Lecornu réussit-il à Matignon ? Selon un proche du président, le contraste avec ses prédécesseurs joue en sa faveur : "Barnier était classique, sans éclat, maladroit et immodeste ; Bayrou aussi suffisant qu'insuffisant ; Lecornu, lui, est loyal, modeste et in fine efficace. Finalement, c'est assez simple, non ?"

Le conseil de Marc Fesneau à Lecornu

Après la phase budgétaire, Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l'Assemblée nationale, a rencontré Sébastien Lecornu. Il lui a conseillé de ne pas trop légiférer : "Je lui ai dit qu'il ne fallait pas trop légiférer. Il y a des textes qui peuvent être utiles mais il faut d'abord mettre en œuvre les décrets d'application plutôt que de légiférer sur tout et n'importe quoi." Il insiste sur l'urgence de publier ces décrets plutôt que de voter de nouvelles lois.

Laurent Wauquiez, un vengeur non masqué

Laurent Wauquiez a peu apprécié l'obstruction menée par la gauche lors de la niche des Républicains. En janvier, les parlementaires LR avaient été empêchés d'adopter un texte sur la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre. "Tu payeras avec ta niche", a-t-il glissé au député écologiste Pouria Amirshahi. La menace est exécutée ce jeudi 12 février avec l'examen des propositions de loi du groupe écologiste.

Le drôle de producteur de Melania Trump

Le documentaire Melania, à la gloire de la First Lady américaine Melania Trump, a été coproduit par Max Arvelaiz. Ce Franco-Vénézuélien, ancien conseiller diplomatique de Hugo Chavez, siège aujourd'hui dans le conseil d'administration du groupe de presse Combat, propriétaire de Radio Nova, et est proche du banquier Matthieu Pigasse.