JO 2030 : Muselier clarifie la perte de Nice, Ciotti dénonce du politique
JO 2030 : Muselier clarifie la perte de Nice

Ce lundi 1er juin 2026, Renaud Muselier a convoqué la presse à Marseille pour livrer sa vérité sur les raisons qui ont conduit à l'exclusion de Nice des sites olympiques pour les Jeux d'hiver de 2030. Le président de la Région Sud a promis un « moment de clarification », après un week-end marqué par une violente passe d'armes avec le maire de Nice, Éric Ciotti.

Une décision technique ou politique ?

Pour Éric Ciotti, cette décision de rayer la capitale azuréenne de la carte des Jeux d'hiver serait avant tout « politique ». Mais Renaud Muselier a martelé : « Nous avons tout fait pour sauver Nice, mais les règles sont les règles. » Il a retracé le long chemin qui a permis de concrétiser le « rêve d'un enfant des montagnes » : convaincre que les Alpes du Sud devaient accueillir les Jeux, grâce à leur deuxième domaine skiable de France, 62 stations, des champions et la neige.

« Nice n'a pas été abandonnée par confort ou par position », a insisté Muselier, déconstruisant « cette petite musique » qu'il entendait. Il a rappelé que quatre ans de travail ont été nécessaires, et que Nice devait être le cœur urbain du projet, jusqu'à ce que les dernières élections municipales remplacent Christian Estrosi par Éric Ciotti.

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20 réunions en deux mois pour sauver Nice

Le président de région a affirmé avoir organisé « plus de 20 réunions collégiales en deux mois » pour tenter de sauver Nice et trouver une alternative à l'occupation de l'Allianz Riviera, qu'Éric Ciotti avait érigée en ligne rouge. « À la demande du nouvel exécutif niçois, nous avons étudié toutes les options possibles. Mais ça n'a pas marché. On a eu un véto ! » a-t-il déclaré, soulignant que les règles du Comité international olympique et des fédérations internationales sont des obligations, non des options.

« Sur le plan technique, il y avait des jauges, des règles, des normes. On en était capables. Mais [Éric Ciotti] n'a pas voulu le faire. Et bien, il perd les Jeux. C'est son choix. Je le respecte. Mais qu'il ait le courage de l'assumer », a asséné Muselier, qui entend désormais se consacrer « à fond » au pôle olympique de Briançon, seul site restant dans les Alpes du Sud.

Conséquences financières

Nice, « c'est fini », et il faudra en mesurer les conséquences, y compris financières. Renaud Muselier, également président de la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo), a confirmé qu'il faudra indemniser les entreprises ayant travaillé, notamment sur les marchés d'attribution pour le complexe COOL et le village olympique. Damien Robert, patron de la Solideo, a annoncé l'arrêt de ces procédures, sans donner le montant des pénalités. Dans les couloirs de l'hôtel de Région, un chiffre de plus de 2 millions d'euros circulait pour le seul village olympique. Muselier a été clair : « On ne paye que ce qu'on utilise. »

Ainsi, il n'y aura pas de nouvelle patinoire à Nice ni les 400 logements issus de la reconversion du centre d'accueil des athlètes, du moins pas financés grâce aux Jeux.

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