Un mémorial permanent pour les victimes du génocide tutsi à Paris
Mémorial permanent pour les victimes tutsi à Paris

Un mémorial permanent en mémoire des victimes du génocide des Tutsi au Rwanda sera érigé à Paris, sur l'esplanade des Droits de l'homme au Trocadéro. L'annonce a été faite ce lundi 1er juin 2026 par la maire de Paris, Anne Hidalgo, en présence de rescapés et d'associations. Ce lieu de mémoire, dont l'inauguration est prévue pour 2027, vise à honorer les 800 000 personnes tuées en 1994 et à sensibiliser le public contre les crimes contre l'humanité.

Un projet porté par la Ville de Paris et les associations

Le projet, soutenu par la Ville de Paris et des associations mémorielles, a été choisi à l'issue d'un concours international d'architecture. Le mémorial prendra la forme d'un mur de verre gravé des noms des victimes, entouré d'un jardin de la mémoire. Il s'inscrit dans un espace déjà symbolique, à proximité du Musée de l'Homme et du jardin du Trocadéro.

Un lieu pour la transmission et la réflexion

Au-delà de l'hommage, ce mémorial aura une vocation pédagogique. Des panneaux explicatifs retraceront l'histoire du génocide, et des espaces seront dédiés à des expositions temporaires. Les associations de rescapés, comme Ibuka France, saluent cette initiative qui permettra de lutter contre le négationnisme et de perpétuer la mémoire auprès des jeunes générations.

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Le choix du Trocadéro n'est pas anodin : ce site accueille chaque année des commémorations du génocide depuis 2004. La maire de Paris a souligné que la capitale française, qui a été un refuge pour de nombreux rescapés, se devait d'avoir un lieu de mémoire permanent. Le coût du projet est estimé à 2,5 millions d'euros, entièrement financé par la Ville de Paris.

Un geste fort dans un contexte de tensions mémorielles

Cette annonce intervient alors que les relations entre la France et le Rwanda se sont apaisées ces dernières années, après des décennies de tensions liées au rôle de la France durant le génocide. Le président Emmanuel Macron a reconnu en 2021 les responsabilités de la France dans ce drame. Ce mémorial s'inscrit donc dans une démarche de réconciliation et de reconnaissance.

Les travaux devraient débuter en 2026 pour une livraison en 2027, année du 33e anniversaire du génocide. Les associations espèrent que ce lieu deviendra un espace de recueillement et d'éducation, ouvert à tous.

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