Glucksmann juge trop tôt pour se déclarer candidat à la présidentielle
Glucksmann : trop tôt pour se déclarer candidat

L'eurodéputé Raphaël Glucksmann estime qu'il est prématuré de se déclarer candidat à la présidentielle et privilégie une stratégie de rassemblement sur le fond plutôt qu'une primaire à gauche. Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge « qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat » à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera « suffisamment adulte » pour désigner « le meilleur candidat ».

Une candidature prématurée selon Glucksmann

« Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat. Ce qui m'obsède, c'est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l'élection présidentielle », a déclaré mercredi sur France 2 l'eurodéputé Place publique, le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centre-gauche. Il a défendu la démarche de « rassemblement » initiée par une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l'écologiste Yannick Jadot.

Des lignes « totalement différentes » avec Mélenchon

Dans ce rassemblement, « on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée […] Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une », a-t-il affirmé. Raphaël Glucksmann a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure.

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« La malédiction de la gauche, c'est de ne parler qu'à la gauche », a-t-il expliqué. Pendant que la gauche fait une primaire, « Jean-Luc Mélenchon parlera aux Français, Jordan Bardella parlera aux Français ». Il a jugé « parfaitement normale » la candidature du leader insoumis « parce qu'en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes ». « Donc il n'y aura pas de cris d'orfraie de ma part. C'est tout à fait logique qu'il y ait deux offres politiques qui s'affrontent quand il y a deux visions du monde qui s'affrontent », a-t-il estimé.

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