La barrière située à l'entrée du village naturiste du Cap d'Agde, qui permet de contrôler les allées et venues, suscite à nouveau des débats quant à sa légitimité. Une découverte juridique datant de 1991 vient confirmer son appartenance au domaine privé de la municipalité, ce qui pourrait assurer sa pérennité.
Un outil de contrôle contesté mais lucratif
Le maire d'Agde, Aurélien Lopez Liguori, a évoqué cette question lors du conseil municipal du mardi 26 mai. Pour une majorité de commerçants et d'usagers, cette barrière représente une évidence sécuritaire, tandis que d'autres y voient un racket municipal, l'accès étant payant. Depuis sa création, cet équipement fait l'objet de controverses.
Ce "péage" rapporte des sommes importantes à la Ville. Régulièrement, la légitimité juridique de la barrière est remise en question, notamment depuis l'affaire des violences commises par trois vigiles sur des hommes seuls en 2023. Ces faits ont attisé la méfiance des pouvoirs publics à l'égard de ce dispositif plus ou moins toléré selon les points de vue.
Une découverte juridique déterminante
Lors du conseil municipal, le maire a informé les administrés que le sujet avait été abordé lors d'une réunion de deux heures avec la préfète de l'Hérault, Chantal Mauchet. Avant cette rencontre, Aurélien Lopez Liguori avait mené des recherches qu'il a qualifiées d'"archéologiques" dans les archives municipales. "Nous sommes allés rechercher dans les tréfonds des actes signés par la municipalité concernant l'entrée du village naturiste. Le plus ancien l'a été avec la Sebli – la société qui a aménagé la station du Cap d'Agde –, en 1991."
Ce que les services de la Ville ont découvert pourrait étayer l'idée d'un maintien pérenne de la barrière et renforcer sa solidité juridique. "Nous avons découvert que le village naturiste n'est pas inclus dans le domaine public municipal, mais bien dans le domaine privé." Cette distinction juridique change considérablement la donne et, selon le maire, "autorise le contrôle à l'entrée. C'est le sens du message que nous allons porter", notamment auprès des autorités de l'État, qui souhaitent clarifier un statut parfois jugé bancal.



