Le président français rompt le silence depuis New Delhi
Le président français, Emmanuel Macron, a effectué un séjour officiel en Inde du 16 au 19 février 2026, marqué par une retenue inhabituelle sur les affaires intérieures. Durant toute sa visite, il s'est abstenu de tout commentaire sur la situation politique française, alors que la mort du militant d'extrême droite Quentin Deranque enflammait les débats dans l'Hexagone.
Un appel à la responsabilité des partis extrêmes
Ce n'est que jeudi 19 février, jour de son vol retour, qu'Emmanuel Macron a finalement rompu le silence. Depuis New Delhi, il a lancé un appel ferme aux « partis extrêmes », les enjoignant à « faire le ménage » en leur sein. « L'extrême gauche en l'occurrence », a-t-il précisé, mais « l'extrême droite aussi, qui a dans ses rangs parfois des militants qui justifient la violence ».
Le chef de l'État a estimé qu'en République, il n'y a « pas de place pour les mouvements qui adoptent et légitiment la violence ». Il a ajouté avec insistance : « Rien ne saurait justifier, ni chez les uns ou chez les autres, l'action violente. »
Une réponse cinglante à Giorgia Meloni
Emmanuel Macron a également réagi aux déclarations de la première ministre italienne, Giorgia Meloni, qui avait qualifié l'agression mortelle de Quentin Deranque de « blessure pour l'Europe ». Le président français lui a sèchement conseillé d'arrêter de « commenter ce qui se passe chez les autres », marquant ainsi une distance diplomatique notable.
Un voyage dédié au renforcement des liens franco-indiens
Avant ces déclarations, Emmanuel Macron s'était tenu délibérément éloigné de la fièvre politique française. Ce quatrième voyage officiel en Inde depuis 2018 lui a permis de cultiver sa popularité dans le sous-continent indien, alternant entre diplomatie et séduction.
Entre son entretien avec le premier ministre indien Narendra Modi, lundi 16 février, et la session inaugurale de l'AI Impact Summit 2026, le jeudi 19 février, le président a multiplié les activités : mondanités officielles, visites touristiques, notamment dans un temple sikh, et opérations de charme en direction des Indiens.
La séduction des étudiants indiens
Sur ce dernier point, Emmanuel Macron a particulièrement insisté sur l'attractivité de l'enseignement supérieur français. S'adressant aux étudiants de l'All India Institutes of Medical Sciences, il les a invités à venir plus nombreux en France, avec un argument qui a fait sourire l'auditorium : « En France, les études coûtent largement moins cher que dans beaucoup d'autres pays. Ça ne veut pas non plus dire qu'elles sont de mauvaise qualité ! »
Cette déclaration illustre la stratégie du président pour renforcer les échanges éducatifs et culturels entre les deux nations, tout en promouvant l'image de la France comme destination d'excellence accessible.



