Un incident a marqué l'ouverture du salon de la défense et de la sécurité Eurosatory, lundi. Douze stands israéliens ont été fermés pour non-respect des conditions fixées par les autorités françaises, a annoncé la société organisatrice Coges Events dans une déclaration transmise à l'AFP.
Décision de la Coges Events
« Coges Events, organisateur du salon Eurosatory, se doit d'appliquer les décisions et directives édictées par les autorités françaises. Il résulte que 12 stands ont dû être fermés », a indiqué le commissaire du salon biennal, Charles Beaudouin. Cette année, les entreprises privées israéliennes sont autorisées à exposer uniquement des armes dites « défensives ».
Réaction d'Israël
Le ministère israélien de la Défense a vivement réagi, dénonçant « les exigences exaspérantes du gouvernement français ». Dans un message publié sur X, il a qualifié cette décision de « mesure cynique, ni équitable ni étonnante, destinée à exclure la technologie israélienne - dont la qualité est prouvée chaque jour dans tout le Proche et le Moyen-Orient - d'une exposition internationale ».
Contexte et chiffres
Lors de la précédente édition en 2024, la France avait déjà banni tous les industriels israéliens en raison de la guerre contre le Hamas à Gaza. Par ailleurs, le ministère de la Défense d'Israël avait annoncé début juin un record d'exportations dans le domaine de la défense pour 2025, atteignant 19,2 milliards de dollars.



