La Direction générale de l’Armement (DGA) a réalisé avec succès, le 1er juin 2026 au large du Var, le premier tir du missile de combat de nouvelle génération MICA NG depuis un avion de chasse Rafale volant à vitesse supersonique. Ce test inédit à plus de Mach 1 marque une étape historique et lance la production de ce missile pour l’armée de l’Air et la Marine nationale.
Un test décisif pour l'avenir du combat aérien
Ce tir a été conduit sur le site Méditerranée de la DGA Essais de missiles. L’exercice visait à tester l’autodirecteur infrarouge de la munition à plus de Mach 1, une étape passée avec succès qui ouvre désormais la voie à la qualification globale du missile. Destiné à renouveler les capacités d’interception et d’autoprotection des Rafale, le programme entre désormais en phase de production.
Selon la DGA, "ce système d’arme de nouvelle génération permettra aux forces de faire face aux menaces futures et de conserver la supériorité opérationnelle dans des espaces aériens contestés".
Des performances accrues pour le MICA NG
Depuis les années 2000, les Rafale français sont équipés de missiles MICA (Missile d'Interception, de Combat et d'Autodéfense). Ces missiles sont capables d’assurer des missions d’autoprotection à courte portée ainsi que des missions d’interception de chasseurs ennemis à plus longue portée. Le MICA NG vise à pérenniser la capacité à maîtriser l’espace aérien et à adapter l’armement air-air du Rafale aux évolutions des menaces et du combat aérien.
Le nouveau missile propose des performances accrues, notamment grâce à son propulseur bi-pulse et à ses autodirecteurs électromagnétiques et infrarouges. Affichant 112 kg pour 3,1 mètres de longueur, il se distingue par sa manœuvrabilité améliorée et une portée élargie par rapport au MICA actuel.
Prochaines étapes
De nouveaux tirs doivent avoir lieu prochainement afin de valider les pleines capacités du MICA NG, dans ses différentes versions et configurations de tir, à différentes altitudes et vitesses de vol de l’avion. Ce programme permettra aux forces françaises de conserver une longueur d'avance face aux menaces futures.



