Le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a déclaré que « sans patriotisme, on ne fera rien », lors d'un entretien accordé au Point. Il souligne que ce sentiment est essentiel pour mobiliser la nation face aux enjeux de défense et de souveraineté.
Un appel à la mobilisation nationale
Selon Lecornu, le patriotisme n'est pas un concept abstrait mais un moteur concret pour l'action. Il estime que les défis actuels, qu'ils soient militaires, économiques ou technologiques, nécessitent un engagement collectif. « Nous devons retrouver le sens de l'intérêt général », a-t-il affirmé.
Le ministre a également évoqué la nécessité de renforcer les liens entre l'armée et la société civile. Il a cité l'exemple du service national universel (SNU) comme un outil pour recréer une cohésion nationale. « Le SNU permet de transmettre des valeurs de solidarité et de défense », a-t-il précisé.
Des investissements records pour la défense
Sébastien Lecornu a rappelé que le budget des armées a augmenté de manière significative. « La loi de programmation militaire 2024-2030 prévoit 413 milliards d'euros, soit une hausse de 40 % par rapport à la précédente », a-t-il indiqué. Ces crédits doivent permettre de moderniser les équipements et de recruter davantage de personnels.
Le ministre a insisté sur l'importance de l'industrie de défense française. Il a mentionné le programme Scorpion pour l'armée de terre et le renouvellement de la composante océanique de la dissuasion nucléaire. « Notre souveraineté passe par notre capacité à produire nous-mêmes nos armes », a-t-il souligné.
Le patriotisme comme rempart face aux menaces
Interrogé sur les menaces hybrides, Lecornu a estimé que le patriotisme est un antidote aux ingérences étrangères. « Les manipulations de l'information, les cyberattaques, tout cela vise à affaiblir notre cohésion. Y résister, c'est un acte patriotique », a-t-il déclaré.
Le ministre a également appelé à une prise de conscience collective sur les enjeux de défense. « La guerre est revenue aux portes de l'Europe. Nous devons être prêts à nous défendre, et cela commence par un état d'esprit », a-t-il conclu.



