Iran dépose plainte contre restrictions visas pour Coupe du monde 2026
Iran dépose plainte contre restrictions visas pour Mondial

La sélection iranienne n'a eu besoin de disputer qu'un seul match dans cette Coupe du monde 2026 avant d'exprimer un profond ras-le-bol. L'équipe s'estime « maltraitée » dans ce tournoi et a annoncé jeudi qu'elle allait porter plainte auprès de la Fifa, en raison des « restrictions » pour entrer aux États-Unis. Selon la communication iranienne, ces restrictions l'empêchent d'aborder sereinement le prochain match contre la Belgique, dimanche (21 heures) à Los Angeles.

Déjà échaudée par le refus de Washington de délivrer des visas à certains membres de son encadrement pour le tournoi, la « Team Melli » se plaint désormais de n'être autorisée à arriver « qu'un jour avant la rencontre » de dimanche, au lieu de deux comme elle l'a demandé. Un responsable de l'équipe a argué dans un communiqué que ces « restrictions sont contraires au principe d'égalité des conditions pour toutes les équipes participantes, et qu'elles risquent de nuire à la préparation ».

Un camp de base au Mexique et non plus en Arizona

« Par conséquent, la fédération iranienne exprimera officiellement son mécontentement et déposera une plainte officielle auprès de la Fifa par les voies appropriées », a-t-il ajouté. La Fifa n'a pour le moment pas réagi. Lundi, après le nul (2-2) concédé par l'Iran pour son premier match contre la Nouvelle-Zélande, déjà à Los Angeles, le sélectionneur Amir Ghalenoei avait estimé que son équipe était « la plus maltraitée de toute la Coupe du monde ».

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Après des mois d'incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient, la « Team Melli » participe bien au tournoi mais s'est exilée à la dernière minute au Mexique, où elle a installé son camp de base (à Tijuana) plutôt qu'en Arizona. Les États-Unis ont par ailleurs refusé des visas à une quinzaine de membres de sa délégation, dont son attaché de presse.

Washington estime suivre la procédure prévue

Face à ces difficultés, le staff technique a établi un programme prévoyant que l'équipe « devait arriver dans chaque ville hôte deux jours avant chaque match et regagner son camp de base le lendemain de la rencontre, afin d'assurer une préparation technique et physique optimale », comme l'a expliqué le même responsable iranien.

Mais pour son match contre la Nouvelle-Zélande, la sélection iranienne n'a pu arriver que la veille à Los Angeles, et elle a dû repartir immédiatement après le coup de sifflet final. « La même situation se répète aujourd'hui avant le deuxième match puisque notre demande a une nouvelle fois été rejetée », déplore le dirigeant iranien. Le capitaine de l'équipe Mehdi Taremi a de son côté dénoncé un « désastre » logistique.

Washington, qui vient de signer un premier accord pour mettre fin à la guerre contre Téhéran, se défend d'entraver la préparation des Iraniens. Andrew Giuliani, directeur du groupe de travail de la Maison Blanche sur l'organisation du Mondial, a assuré cette semaine qu'il a toujours été prévu que l'Iran n'entre aux États-Unis que la veille de ses matchs. « Nous avions clairement indiqué que telle était la procédure », a-t-il affirmé avec fermeté.

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