Maurice Culot, figure emblématique de l'architecture belge, a récemment confié que l'intelligence artificielle (IA) lui a permis de redevenir architecte. Dans un entretien accordé à nos confrères, il revient sur son parcours et sur la manière dont cette technologie a bouleversé sa pratique professionnelle.
Un retour à la création grâce à l'IA
Pour Maurice Culot, l'IA a été une véritable révélation. Après des décennies passées à concevoir des bâtiments selon des méthodes traditionnelles, il a décidé d'explorer les possibilités offertes par l'intelligence artificielle. « L'IA m'a permis de retrouver une liberté créative que j'avais perdue », explique-t-il. En utilisant des algorithmes de génération de formes, il a pu expérimenter de nouvelles esthétiques et repousser les limites de son imagination.
Cette technologie lui a également offert la possibilité de travailler plus rapidement et plus efficacement. « Les logiciels d'IA peuvent analyser des milliers de paramètres en un temps record, ce qui me permet de me concentrer sur l'essentiel : la conception architecturale », ajoute-t-il. Grâce à ces outils, Maurice Culot a pu réaliser des projets qu'il n'aurait jamais imaginés auparavant.
Une architecture plus humaine
Contrairement aux craintes de certains, l'IA n'a pas déshumanisé le travail de Maurice Culot. Au contraire, elle lui a permis de se rapprocher de l'humain. « L'IA m'aide à mieux comprendre les besoins des utilisateurs et à créer des espaces qui leur sont vraiment adaptés », souligne-t-il. En simulant différents scénarios d'usage, il peut anticiper les comportements et concevoir des bâtiments plus fonctionnels et plus agréables à vivre.
L'architecte insiste également sur le fait que l'IA ne remplace pas la créativité humaine, mais la stimule. « Les machines ne peuvent pas inventer à notre place. Elles nous fournissent des outils, mais c'est à nous de les utiliser pour créer quelque chose de nouveau et de beau », conclut-il.
Un avenir prometteur
Maurice Culot voit dans l'intelligence artificielle une opportunité pour toute la profession. Il encourage les jeunes architectes à se former à ces technologies et à les intégrer dans leur pratique. « L'IA est un formidable levier pour repenser l'architecture et la rendre plus durable, plus esthétique et plus humaine », affirme-t-il.
Son expérience montre que l'IA peut être une alliée précieuse pour les architectes, à condition de l'utiliser avec intelligence et créativité. Un message d'espoir pour une profession en pleine mutation.



