Au moins 17 personnes, dont trois enfants, ont été blessées lundi 7 juillet à Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, lors d’une attaque de drones russes. L’offensive s’inscrit dans une série de frappes intensifiées menées par Moscou, qui vise régulièrement les infrastructures civiles ukrainiennes depuis le début de l’invasion en février 2022.
Deux frappes distinctes dans des quartiers résidentiels
Deux frappes distinctes ont touché des quartiers résidentiels de la deuxième ville du pays, selon les autorités locales. Le premier drone a visé le district de Shevchenkivsky, blessant 12 personnes, dont deux enfants. Une seconde attaque dans le district de Slobidsky a fait cinq autres blessés, dont un enfant, a précisé le gouverneur régional, Oleg Synegoubov, sur Telegram.
Cette attaque intervient dans un contexte de forte intensification des bombardements russes. Vendredi dernier, l’armée de Moscou avait déjà lancé plus de 530 drones explosifs, accompagnés d’une dizaine de missiles, notamment sur Kiev. Ce raid avait causé la mort d’au moins deux personnes, selon les autorités ukrainiennes, et a été décrit comme l’attaque de drones « la plus massive » depuis le début du conflit.
Une pression constante sur les villes ukrainiennes
Depuis plusieurs mois, Kharkiv et ses environs subissent une recrudescence des frappes russes, alors que la ligne de front se stabilise dans l’est du pays. Les autorités ukrainiennes dénoncent régulièrement des attaques visant des zones habitées, malgré le peu d’objectifs militaires apparents.
Ces frappes interviennent à l’approche du sommet de l’OTAN prévu à Washington, où la question du soutien occidental à l’Ukraine sera une nouvelle fois au centre des discussions. Kiev appelle ses alliés à renforcer ses capacités de défense aérienne, alors que la Russie semble intensifier ses frappes à l’aide de drones de fabrication iranienne Shahed-136, souvent utilisés lors d’attaques nocturnes.



