Le maire LFI de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Bally Bagayoko, a provoqué une vive polémique en déclarant qu'il tolère que l'hymne tricolore soit sifflé lorsque la France « se déshonore par ses actes ». Cet élu, depuis le début de son mandat en mars dernier, enchaîne les prises de parole controversées.
Un droit à la réplique populaire selon Bally Bagayoko
Dans un entretien accordé à l'Opinion, Bally Bagayoko estime que « siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l'international, c'est un droit à la réplique populaire ». Il ajoute : « Parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d'ici mais aussi de là-bas. » Ces propos s'inscrivent dans le contexte de la Coupe du monde de football, où des sifflets ont été entendus lors de l'hymne national.
Réactions politiques et polémiques
Cette prise de parole a largement fait réagir sur les réseaux sociaux et au sein de la classe politique. Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a notamment écrit sur X : « À quels peuples exactement le maire LFI de Saint-Denis s'adresse-t-il par cynisme électoral ? Qui, en France, nourrit une telle haine à l'égard de nos symboles nationaux ? »
Le maire de Saint-Denis n'en est pas à sa première polémique. Récemment, il avait décroché le portrait d'Emmanuel Macron dans la mairie, allant à l'encontre de l'usage républicain. Ce geste politique, sans conséquence juridique, avait fait réagir le préfet de Seine-Saint-Denis qui lui a demandé de revenir sur sa décision. Selon les dernières informations, le portrait du chef de l'État est toujours dans un coin de son bureau.
Un contexte de tensions
Ces déclarations interviennent alors que Bally Bagayoko organise un « grand rassemblement citoyen » ce samedi pour dénoncer les injures racistes sur CNews. Il a également été épinglé par la justice pour un arrêté anti-expulsion et a demandé la fermeture de la chaîne, appelant l'Arcom à être « plus sévère » contre « les chaînes racistes ».



