Première étape franchie pour la Corse. L'Assemblée nationale a approuvé ce mardi la réforme constitutionnelle, par 271 voix contre 202. L'objectif : reconnaître une « autonomie au sein de la République » pour l'île, une évolution majeure qui divise la classe politique.
Le texte gouvernemental et ses objectifs
Le texte porté par le gouvernement vise à adapter les règles aux « spécificités » de la Corse. Il ouvre la voie à de nouveaux pouvoirs pour les institutions locales. Mais rien n'est encore définitivement acté. Le projet doit désormais passer l'épreuve du Sénat, puis d'un vote du Congrès à Versailles à la majorité des 3/5e.
Plus de pouvoirs pour l'île, mais sous conditions
Dans le détail, la réforme prévoit d'accorder à la Corse des pouvoirs réglementaires et législatifs. L'idée : permettre à l'île de mieux répondre à ses propres enjeux, en tenant compte de ses réalités locales. Mais ce cadre reste encore flou. Ces nouvelles compétences devront être « encadrées par une seconde loi », qui viendra préciser les conditions d'application si la réforme constitutionnelle est validée. Le chemin reste donc encore long. Entre les débats au Sénat et le passage en Congrès, rien n'est gagné pour ce texte sensible, qui suscite déjà des oppositions dans l'hémicycle.



