Le rapport sur l'audiovisuel public a été publié le 5 mai, après des débats, entrevues et rencontres qui ont suscité un vif brouhaha. La personnalité du rapporteur Charles Alloncle (UDR) et sa manière particulière et controversée d'intervenir ont marqué les esprits, faisant de lui la figure centrale de cette commission.
Un rapporteur sous le feu des critiques
Le rôle de rapporteur est certes important, mais le président de la commission d'enquête, le député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), a dû à plusieurs reprises tenter de ramener M. Alloncle à plus de mesure dans son mode de questionnement. Le 5 mai au matin, M. Alloncle a été reçu sur une radio qui l'interrogeait sur « ses propositions », sans qu'il précise que ce rapport était le fruit d'un travail collectif d'une commission qui a écouté, réfléchi et élaboré des propositions concertées.
Un rapport qualifié de « rapport Alloncle »
Les journaux, dont « Sud Ouest », qualifient ce document de « rapport Alloncle ». Si la tradition veut qu'un rapport parlementaire porte le nom de son rapporteur, certains s'interrogent : ce texte ne reflète-t-il que ses idées personnelles ? Le vote de la commission a été serré : 10 voix « contre » et 12 voix « pour ». La motivation du président, qualifiée d'ubuesque, était de voter « pour » afin que « les Français puissent juger des méthodes de l'extrême droite ».
Une tribune politique dénoncée
Un rapport d'une commission parlementaire ne devrait pas servir de tribune à un parti politique, quel qu'il soit. C'est dommage, car cette occasion de faire le point sur l'utilisation des fonds publics a été gâchée par des polémiques stériles.



