Nouvelle-Calédonie : le Parlement entérine l'ouverture du corps électoral
Nouvelle-Calédonie : ouverture du corps électoral entérinée

Le Parlement français a entériné ce vendredi l'ouverture du corps électoral en Nouvelle-Calédonie, une révision constitutionnelle qui élargit le droit de vote aux résidents présents depuis au moins dix ans. Cette mesure, adoptée définitivement par un vote solennel de l'Assemblée nationale, a été saluée par les loyalistes mais vivement critiquée par les indépendantistes, qui y voient une remise en cause des accords de Nouméa.

Un processus législatif accéléré

Le texte, déjà voté par le Sénat et l'Assemblée nationale en termes identiques, a été adopté par 351 voix contre 151. Il modifie l'article 77 de la Constitution pour permettre à des personnes résidant en Nouvelle-Calédonie depuis dix ans de participer aux élections provinciales, jusqu'ici réservées aux résidents de longue date. Cette réforme était une demande récurrente des non-indépendantistes, qui estimaient que le corps électoral figé favorisait les indépendantistes.

Réactions politiques

Le gouvernement a justifié cette révision par la nécessité de mettre fin à un « blocage démocratique ». Le ministre des Outre-mer a déclaré que cette mesure « répond à une exigence d'équité et de stabilité ». En revanche, les élus indépendantistes ont dénoncé une « trahison » des accords de Nouméa, qui prévoyaient un corps électoral restreint pour protéger la représentation kanak. Ils ont annoncé des actions de protestation.

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Conséquences attendues

L'élargissement du corps électoral pourrait modifier l'équilibre politique local, où les indépendantistes et les loyalistes sont au coude-à-coude. Les prochaines élections provinciales, prévues en 2024, seront les premières à appliquer cette nouvelle règle. Les observateurs redoutent des tensions accrues sur l'archipel, déjà marqué par des affrontements en 2021.

Cette révision constitutionnelle intervient dans un contexte de référendums d'autodétermination, dont le dernier a eu lieu en décembre 2021, boycotté par les indépendantistes. Le gouvernement espère que cette ouverture apaisera les relations, mais les opposants craignent une déstabilisation du processus de paix.

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