Le président du conseil départemental du Finistère, Maël de Calan, a été convoqué devant la justice dans le cadre d'une enquête pour harcèlement moral de bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA). Cette convocation fait suite à des plaintes déposées par plusieurs allocataires du RSA, qui dénoncent des pratiques de contrôle jugées humiliantes et intrusives.
Une politique de contrôle contestée
Depuis son élection en 2021, Maël de Calan a mis en place une politique de contrôle renforcé des bénéficiaires du RSA. Cette politique prévoit notamment des entretiens obligatoires, des vérifications administratives poussées et des sanctions en cas de non-respect des obligations. Selon le président du Finistère, cette approche vise à lutter contre la fraude et à garantir que les aides sociales bénéficient à ceux qui en ont réellement besoin.
Les plaignants, soutenus par plusieurs associations de lutte contre la pauvreté, estiment au contraire que ces contrôles constituent un harcèlement moral. Ils dénoncent des pratiques qui les placent dans une situation de stress permanent et d'humiliation. Certains témoignent de convocations à répétition, de demandes de justificatifs abusives et de menaces de suspension de leurs droits.
La défense de Maël de Calan
Face à ces accusations, Maël de Calan se défend fermement. Il affirme que sa politique de contrôle est légale et nécessaire pour préserver l'équité du système social. Selon lui, il est essentiel de vérifier que les bénéficiaires du RSA respectent leurs engagements, notamment en matière de recherche d'emploi. Il rejette toute accusation de harcèlement et se dit prêt à collaborer avec la justice pour démontrer le bien-fondé de son action.
Le président du Finistère souligne que son département a investi dans des moyens humains et techniques pour améliorer l'accompagnement des bénéficiaires du RSA. Il rappelle que le taux de fraude détecté dans le Finistère est l'un des plus bas de France, ce qui prouve, selon lui, l'efficacité de sa méthode.
Une affaire qui fait débat
Cette convocation judiciaire relance le débat sur le contrôle des bénéficiaires du RSA en France. Plusieurs élus locaux et nationaux ont pris position, certains soutenant la politique de Maël de Calan, d'autres la critiquant vivement. Des associations dénoncent une dérive sécuritaire et stigmatisante à l'égard des plus précaires.
L'enquête devra déterminer si les pratiques mises en œuvre dans le Finistère constituent effectivement un harcèlement moral. En attendant, Maël de Calan reste en poste et continue de défendre sa politique, qu'il considère comme un modèle de gestion rigoureuse des aides sociales.



