Bordeaux Métropole : les écologistes votent contre le projet de mandature de Thomas Cazenave
Bordeaux : les Verts rejettent le projet de mandature

Le « projet de mandature » de Thomas Cazenave n'a pas fait l'unanimité lors de l'installation du nouveau conseil de Bordeaux Métropole, ce vendredi 24 avril. Sur les 104 votants, 15 élus ont voté contre ce texte, présenté comme la base incontournable de la « nouvelle approche » de la majorité de droite et du centre. Parmi les opposants figurent les 13 écologistes (qui seront 12 lors du prochain conseil communautaire, le 22 mai, après la démission de Pierre Hurmic), l'élu RN Jimmy Bourlieux, et la socialiste de Lormont Céline Bouté. Ce vote dessine la nouvelle géographie politique de l'hémicycle métropolitain.

Divergences entre socialistes et écologistes

Le Parti socialiste, par la voix de Christine Bost, a choisi de donner sa chance au « produit » en votant pour le projet. « On se retrouve dans les grandes orientations, mais ce n'est pas un ralliement politique », a précisé Mathieu Hazouard, chef de file de l'opposition socialiste au conseil municipal de Bordeaux. Il a également expliqué son abstention – ainsi que celle de Pascale Bousquet-Pitt – lors de l'élection du président de la Métropole, en raison de leur opposition à Thomas Cazenave au sein du conseil municipal.

Les écologistes campent sur leurs positions

Du côté des écologistes, la déception est palpable après six ans de gouvernance partagée avec le PS. « On est tous de gauche, quand même », confiait une élue EELV. En 2020, les Verts avaient déjà rejeté le système de « cogestion » hérité de Jacques Chaban-Delmas et perpétué par Alain Juppé. Aujourd'hui, ils refusent la main tendue de Thomas Cazenave. « Nous ne voulons pas nous engager dans cette majorité de projets sur le mode “tout ou rien” conditionné par le vote du budget », a déclaré Sylvie Cassou-Schotte, co-présidente du groupe Écologie et solidarités. Elle a souligné des « orientations partagées », mais a pointé des « lignes rouges » infranchissables : le grand contournement routier (un projet de 2004 estimé à un milliard d'euros), la LGV, et le projet Emme. « C'est pour nous un enjeu de clarté politique vis-à-vis de nos habitants et de nos électeurs », a-t-elle ajouté.

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