Y Schools Troyes repris par le géant britannique Global University Systems
Y Schools Troyes repris par le géant britannique GUS

Le tribunal de commerce de Troyes a validé la reprise des différentes filières d’enseignement supérieur de Y Schools par le groupe britannique Global University Systems (GUS). Cette décision, rendue le 21 mai 2026, concerne la South Champagne Business School, l’École Supérieure de Tourisme (présente également à Metz), l’École Supérieure de Design et l’École Internationale du Management et de l’Entrepreneuriat au Cameroun (à Yaoundé et Douala). Le pôle de formation professionnelle connaîtra son sort au début de l’été.

Un acteur mondial de l’enseignement supérieur

Basé à Londres, GUS est un géant présent aux Pays-Bas, en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis, au Canada et en Inde. Il compte près de 174 000 étudiants en présentiel et plus de 20 millions d’apprenants en ligne sur la plateforme FutureLearn. Il s’agit de leur première véritable acquisition en France. « L’objectif, c’est qu’ils puissent se développer avec nous », se réjouit Julien Renoult, directeur général de Y Schools. Le président fondateur Aaron Etingen a débuté en 2003 avec 24 étudiants à la London School of Business and Finance. « C’est un groupe qui s’est constitué depuis une trentaine d’années en croissance organique, mais également avec des institutions qui ont été amenées à reprendre », indique Julien Renoult.

Une caution académique de poids

Des rencontres avec Jo Johnson, ancien ministre des Universités au Royaume-Uni et cadre dirigeant du groupe, ont renforcé l’intérêt de ce mariage. « On a quelqu’un qui a une vision mondiale et qui maîtrise les référentiels de chaque ministère de l’enseignement supérieur », admire le patron de Y Schools. La reconnaissance des diplômes par le ministère français de l’Enseignement supérieur et de la recherche a également été un gage de sérieux. « Aujourd’hui, on a un nombre de diplômes significatifs dans différents domaines. On sent que la recherche et l’excellence académique font partie de leurs prérequis, tout comme l’employabilité », rappelle Séverine Nomdedeu, directrice de la formation initiale.

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Des infrastructures attractives

Les campus troyens, comme le campus Brossolette et le campus Saint-Martin (abritant l’école supérieure de design dans l’ancienne abbaye Saint-Martin-ès-Aires du XVIIe siècle), ont séduit les investisseurs. Ces infrastructures ont vu le jour grâce au soutien de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Troyes, du conseil départemental de l’Aube et de Troyes Champagne Métropole. « Ça permet de pouvoir être plutôt cohérent lorsqu’il y a des gens de ce calibre-là qui viennent te voir », ajoute Julien Renoult.

Des perspectives internationales

Dans un premier temps, l’objectif sera de stabiliser les activités et de donner plus de moyens aux étudiants. « Il faut aussi nous permettre de renforcer l’attractivité de nos écoles à Troyes, avant de pouvoir se développer », explique Séverine Nomdedeu. L’équipe de direction actuelle restera en place, mais des licenciements dans le secteur administratif et financier sont attendus en raison des mutualisations au sein de GUS.

Les autres activités de Y Schools, comme l’école de la deuxième chance, le pôle de formation professionnelle et les écoles Pigier de Troyes, Reims et Metz, ne sont pas reprises par les Anglais et sont toujours en redressement judiciaire. Leur sort sera connu entre fin juin et début juillet 2026. « Le chemin n’est pas terminé, les autres activités de Y Schools nous tiennent à cœur aussi », assure Séverine Nomdedeu.

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