Ouvert au printemps 2023, l’UCPA Sport Station entame sa quatrième année et prépare l’ouverture, dans un an, d’un deuxième site dans le quartier Belcier. Le concept ambitionne de rénover la pratique du sport en ville. Taper des balles de golf sur le « rooftop », faire de l’escalade sur un mur de 14 mètres de haut, enchaîner par une séance de fitness ou une partie de padel, avant de déjeuner sur place entre amis, voire de revenir le soir pour la retransmission d’un match sur grand écran : c’est le pari tenté à Bordeaux par l’UCPA Sport Station.
Inaugurée en 2023, elle est installée quai de Brazza, à La Bastide, sur la rive droite. Une sorte de cathédrale du sport, réunissant dans un seul lieu plusieurs disciplines en vogue. Né au début des années 2020, le concept ambitionne de rénover la pratique du sport en ville. « Pour un abonnement à moins de 70 euros, on peut faire cinq ou six sports au même endroit, sans avoir à s’inscrire dans autant de clubs différents », martèle Guillaume Légaut, directeur général du groupe associatif UCPA, venu à Bordeaux cette semaine pour fêter la troisième année de la plus grosse sport station de France (devant Paris, Nantes, Meudon et Reims).
Un édifice de 15 000 mètres carrés comprenant sept terrains de padel, huit de squash, trois escape games, une salle d’escalade de 900 mètres carrés, un plateau de cardio-musculation sur 600 mètres carrés, un restaurant et, donc, un rooftop très aérien avec vue imprenable sur la ville, bar, minigolf et practice de golf.
La tranche 20-40 ans
En trois ans d’exercice, l’UCPA Sport Station estime s’être « progressivement installée comme un équipement de référence pour des pratiques variées ». Plus d’un million de sportifs ont fréquenté le lieu depuis son ouverture, qui revendique 3 000 abonnés mensuels actifs. Ils sont plutôt jeunes (77 % ont entre 20 et 40 ans) et pratiquent de façon régulière. Le fitness représente à lui seul 46 % de la fréquentation, laquelle est concentrée sur le créneau horaire 17-21 heures qui traduit bien le caractère actif du public.
L’UCPA n’étant pas une société à but lucratif mais un acteur associatif, Guillaume Légaut dit ne pas viser statutairement une forte rentabilité, mais plutôt un équilibrage des charges. Dans ce registre, la station de Bordeaux est encore en phase de « montée en puissance », selon l’expression de sa directrice, Céline Cluzel. L’objectif est d’atteindre une fréquentation de 350 000 personnes par an et 4 000 abonnés.
À Belcier, « la petite sœur »
« On est avant tout un lieu de vie », ajoute Céline Cluzel, qui met en avant les activités hors sport que propose le site : soirées stand-up comédie, diffusion d’événements sportifs, espaces de télétravail, restauration. En fonction des besoins, certaines activités peuvent évoluer. La partie enfants de la salle d’escalade est peu fréquentée, alors que les demandes en matière de padel sont plus soutenues que prévu. « Ça va bouger, on continue à s’adapter, ce n’est pas un lieu figé. »
À l’autre extrémité sud de la ville, l’UCPA prépare maintenant l’arrivée de sa deuxième sport station, quai de Paludate, dans le quartier Belcier, sur le territoire d’Euratlantique. Construite autour d’une piscine actuellement en plein chantier, présentée comme « la petite sœur de Brazza », elle sera de taille plus modeste (7 000 mètres carrés) et dédiée aux sports aquatiques. « À Brazza les sports secs, à Belcier les sports d’eau », résume Guillaume Légaut. L’ouverture est prévue dans un an, au printemps 2027.
Le concept est légèrement différent, puisque conçu en concertation avec la Métropole, qui a vu dans le projet intégré au plan piscine, un moyen d’équiper un quartier sans investissement public direct. Outre le bassin de nage, le site proposera d’autres activités, dont la liste n’est pas encore arrêtée. Elle devrait être annoncée cet automne. En revanche, un abonnement permettra des passerelles entre les deux sites de Brazza et Belcier, avec la Garonne comme trait d’union.
Résidence étudiante et boulevard urbain
La piscine de la future UCPA Sport Station est en cours de construction sur le quai de Paludate, dans le quartier Belcier, par le promoteur Altarea Cogedim. Outre la partie sportive, le projet comprend aussi une résidence sociale pour étudiants, qui sera gérée par le Crous, et des logements familiaux intermédiaires. Parallèlement, l’aménageur Euratlantique poursuit la réalisation du boulevard urbain, en lieu et place de l’ancienne voie rapide venant de la rocade, entre la Méca et le rond-point de Brienne. Il comprend une promenade au bord de la Garonne et une liaison cyclable qui, à terme, ira jusqu’au pont Simone-Veil. La résidence pour étudiant doit être prête pour la rentrée 2026, ce qui va entraîner des travaux de voirie et notamment la fermeture en juin de la rue de la Seiglière.



