Transavia ouvre un salon à Orly, un virage haut de gamme pour la low-cost
Transavia ouvre un salon à Orly, virage haut de gamme

L’accès à un salon d’aéroport avant le vol n’est pas dans l’ADN du modèle low-cost. La tendance serait plus à entasser les passagers en salle d’embarquement avec un nombre limité de places assises quand cela ne se résume pas à la station debout dans le couloir de la passerelle d’embarquement. Le salon Transavia ouvert aujourd’hui à Orly et accessible 7j/7 de 6 à 22 heures offre aux passagers un environnement confortable avec une vue panoramique sur les pistes. Situé juste au-dessus des portes d’embarquement pour les vols vers Marseille, Nice et Toulouse dans le terminal 2C, le salon a en fait repris l’espace réservé à l’ancien salon Air France.

Un buffet varié et des espaces fonctionnels

Le buffet est bien garni avec un large choix de boissons chaudes et froides ainsi que des collations adaptées à tous les moments de la journée. L’espace de travail, connecté et fonctionnel, permet de travailler efficacement et de s’isoler. Des zones de repos pour un moment de calme avant l’embarquement sont prévues.

Un air d’Air Inter

On se croirait presque au Bourget avant d’embarquer pour l’autre bout du monde à bord d’un Falcon… En accès libre aux clients payant le tarif Max ainsi qu’aux membres Flying Blue Platinum et statut supérieur (le programme de fidélisation d’Air France), l’entrée au salon coûte 40 euros pour les autres passagers.

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Cette montée en gamme reflète la part croissante de la clientèle business de la compagnie, une évolution intervenue à la suite de la reprise par Transavia des vols domestiques d’Air France à Orly. Depuis le 29 mars, en plus des liaisons vers Biarritz, Montpellier, Perpignan et Toulon, Transavia opère les ex-Navettes d’Air France vers Nice, Marseille et Toulouse au départ d’Orly. La compagnie aérienne française a concentré ses activités européennes et internationales dans son hub de Roissy-Charles de Gaulle, à l’exception des liaisons vers la Corse qui restent les derniers vols AF au départ de l’aéroport sud-francilien. En fait, la low-cost Transavia ressemble beaucoup à Air Inter qui, jusqu’en 1997 avant d’être absorbée par Air France, assurait les liaisons domestiques avec une quarantaine d’avions, le groupe français (et UTA) volant à l’international.

Des pilotes d’Air France sur les avions Transavia

Autre coup de canif dans le modèle low-cost, Transavia n’a pas ses propres pilotes dans ses avions mais a recours à ceux d’Air France, contrairement à Vueling ou Eurowings, les low-costs de AIG (British Airways, Iberia) ou de Lufthansa. Les pilotes, qualifiés Boeing 737 et d’Airbus A320, sont détachés d’Air France et volent aux coûts de cette dernière dans les appareils de Transavia. C’est le résultat de négociations avec les organisations professionnelles de navigants techniques, une manière d’acheter la paix sociale. Dans la réalité, la productivité des pilotes aux commandes des avions de Transavia est supérieure à celle obtenue lors des vols d’Air France. En low-cost, l’enchaînement des rotations indépendantes des correspondances dans les hubs permet un meilleur rendement des avions, donc de leurs pilotes.

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