Alejandro Talavante et Marco Pérez ont triomphé ce samedi 23 mai aux arènes de Nîmes, face à des toros d'El Freixo (ferme d'El Juli) d'une grande noblesse, entre miel et beurre. La présentation inégale, notamment du second, n'a pas entaché un spectacle complet, avec des toros énormes de jeux et de fond. Le troisième a même reçu une vuelta al ruedo.
Un rendez-vous manqué ?
Privée de Morante, forfait pour douleurs costales, la corrida avait au départ des airs de rendez-vous manqué. Mais le Colisée gardois, plein comme un œuf, a vibré pour les deux triomphateurs. Les toros d'El Juli, avec leur codicia (soif d'embister), ont laissé des regrets aux morantistes, mais ont confirmé la grande classe du ganadero.
Les triomphes
Talavante a ouvert le bal avec deux oreilles d'emblée, grâce à une série inspirée de tafarellas et gaoneras à la cape, et une orgie de naturelles à la muleta. Une estocade foudroyante a convaincu la présidence. Au second, il a récidivé face à un superbe toro, décrochant une autre oreille sous la pression du public.
Marco Pérez, absent des grandes ferias de Séville et Madrid, a fait son entrée à Porta Gayola, bissé à son second, et à genoux. Sa faena a mis debout le public. Sa maestría, conclue par une luquesina et une estocade impitoyable, lui a valu le maximum des trophées : deux oreilles et la queue.
El Juli, depuis le callejón, a vu le mouchoir bleu pour son troisième toro, Comino, primé d'une vuelta al ruedo. T'as vu Marco Pérez et Talavante sortir par la porte du Consul. Mais on n'a pas vu Morante.



