Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a fermement démenti ce mercredi 24 juin toute corruption généralisée au sein de son exécutif et du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Lors d'une déclaration depuis le palais de la Moncloa, il a qualifié les accusations portées par l'opposition de droite de « calomnies » et d'« intoxications politiques ».
Des accusations sans fondement
Les allégations de corruption, relayées par plusieurs médias conservateurs, visent notamment des contrats publics attribués pendant la pandémie de Covid-19. Selon l'opposition, ces contrats auraient bénéficié à des proches du parti au pouvoir. Sánchez a répondu en affirmant que son gouvernement « a agi avec la plus grande transparence » et que « toutes les procédures ont respecté la légalité ».
Le Premier ministre a également rappelé que son parti avait déposé plusieurs plaintes pour diffamation contre les accusateurs. « Nous ne laisserons pas salir l'image de l'Espagne et de ses institutions », a-t-il déclaré, avant d'ajouter que ces attaques visaient à « déstabiliser le pays » avant les prochaines échéances électorales.
Un contexte politique tendu
Cette controverse survient dans un climat politique déjà très polarisé en Espagne. Le Parti populaire (PP), principal parti d'opposition, a réclamé la création d'une commission d'enquête parlementaire. « Le silence du gouvernement est assourdissant », a tweeté le secrétaire général du PP, Cuca Gamarra, appelant à « toute la lumière sur ces affaires ».
De son côté, le parti d'extrême droite Vox a déposé une demande de comparution de plusieurs ministres devant la commission des comptes du Congrès. Sánchez a rétorqué que ces manœuvres étaient « un spectacle indigne de la démocratie espagnole ».
Un impact limité sur l'opinion
Selon un sondage publié mardi par le Centre d'investigations sociologiques (CIS), seuls 12 % des Espagnols estiment que les accusations de corruption sont « très graves », tandis que 68 % jugent qu'elles sont « exagérées à des fins politiques ». Ce chiffre montre que la stratégie de déni du gouvernement pourrait ne pas lui nuire électoralement, du moins à court terme.
Pedro Sánchez a conclu sa déclaration en appelant à « l'unité nationale » et en promettant de « continuer à travailler pour les Espagnols, loin des polémiques stériles ». Le débat sur la corruption devrait néanmoins animer les prochaines semaines au Parlement.



