Laurent Puigségur, ancien joueur emblématique du Montpellier Handball (MHB), fait son retour au club en tant que nouvel entraîneur de l'équipe féminine. Dans un entretien accordé à Midi Libre, il exprime sa joie et son attachement profond au club où il a passé seize années de sa carrière de joueur, de 1990 à 2006.
Un retour aux sources chargé d'émotions
« Je suis ravi de rentrer à la maison ! Très content de faire partie de la nouvelle aventure du MHB féminin. J’ai hâte que ça démarre », déclare Puigségur. Il souligne son lien indéfectible avec le club : « J’ai toujours aimé ce club, j’aime ce club. J’ai toujours partagé ses valeurs. Et j’ai toujours été là, même si vous ne m’y voyiez pas. »
Le technicien retrouve des visages familiers, comme son ancien entraîneur des gardiens Didier Marcy, qu’il a connu il y a trente ans, ou le coordinateur médical Alain Carmand, présent dès ses débuts. « Je connais encore tout le monde ici même si ça fait vingt ans que je suis parti », ajoute-t-il.
Une expérience solide dans le handball féminin
Puigségur n’est pas un novice dans le handball féminin. Il y travaille depuis quinze ans, ayant entraîné en Division 1 (Toulon), en Division 2, le pôle espoir de Nîmes et l’équipe de France jeunes. « J’ai eu la chance d’avoir la génération Bouktit, Grandveau, qui performe aujourd’hui avec l’équipe de France », rappelle-t-il. Selon lui, le handball féminin demande une approche relationnelle particulière : « Elles sont chiantes parce qu’il faut donner du sens à tout ce que tu fais, toujours expliquer. Il faut qu’elles comprennent et à partir de là, elles s’investissent à 2 000 %. »
Son engagement pour le sport féminin est également motivé par une dimension sociétale : « Ce n’est pas évident d’être une femme sportive ces temps-ci. Si je peux apporter ma petite pierre sur la féminisation du sport et sur le sport féminin, tant mieux. »
Les défis de la montée en Division 2
Pour sa première saison, l’objectif est clair : monter de Nationale 1 en Division 2. Puigségur souligne le saut important entre les deux niveaux : « On passe du statut amateur à professionnel sans avoir les avantages du professionnel. » Il devra composer avec une équipe hétérogène, mêlant joueuses professionnelles, amateurs défrayées et non défrayées. « Je vais avoir entre quatre et cinq statuts différents dans l’équipe. C’est complexe à mettre en route mais quand ça marche, on peut arriver à de très belles choses. »
L’entraîneur insiste sur l’état d’esprit nécessaire : « On est dans le professionnalisme. Pas financier mais dans la tête et ce qu’on va pouvoir faire. Ce n’est pas d’abord : tu es professionnel, tu prends de l’argent et tu deviens professionnel dans ta tête ; c’est le contraire. D’abord, tu fais en sorte d’être pro dans ta tête et si ça se passe bien, tu récupéreras un peu d’argent. » Il met en avant les valeurs du haut niveau : travail, rigueur, exigence et solidarité, sans oublier le plaisir.
Les recrues et le calendrier
Le MHB féminin a enregistré plusieurs arrivées pour cette saison : Flavie Le Doux (ailière droite, 23 ans), Iona Stemmer (arrière droite, 23 ans), Mérédith Guidani (arrière gauche, Vaulx-en-Velin, 28 ans), Adèle Semelier (demi-centre, 25 ans), Iris Peltier (aile gauche, 24 ans) et Louane Degermann (gardienne, 21 ans). La préparation débutera le 20 juillet et le premier match est prévu le 29 août.



