Impôts du prince William : 7 millions de livres par an, un secret bien gardé
Impôts du prince William : 7 millions de livres par an

Les impôts du prince William enfin dévoilés ?

Le train de vie royal du prince William n'en finit plus d'être scruté à la loupe. Dernier rebondissement en date : le montant de ses impôts, jusqu'ici secret d'État. Ils sont évalués à 7 millions de livres sterling par an selon le Sunday Times, soit plus de 8 millions d'euros. Ce qui fait de l'héritier du trône l'un des plus gros contribuables britanniques – tout comme son père le roi Charles, qui paie aussi plusieurs millions d'impôts sur son duché de Lancaster. Des montants estimés, puisque ni l'un ni l'autre ne communiquent leur facture fiscale, qu'ils règlent de façon volontaire et selon leur propre calcul.

La somme est à rapporter aux revenus annuels du prince : depuis l'accession de son père au trône, William bénéficie des revenus du lucratif duché de Cornouailles, un apanage inaliénable estimé à plus d'un milliard dont il a l'usufruit et qui lui rapporte chaque année environ 23 millions de livres (26,6 millions d'euros).

Déductions et combines

Le palais de Buckingham a précisé que le prince payait le taux le plus élevé en vigueur, à savoir 45 %, mais William peut soustraire des bénéfices avant impôt ce qui lui semble relever de ses fonctions princières, à savoir le salaire de son personnel, y compris celui affecté à sa vie privée, laissant la porte ouverte à toute sorte de combines. Avec le reste, il règle en principe la location de son manoir Forest Lodge (plus de 15 000 livres par mois), les études de ses enfants, les robes et tenues de son épouse et arrondit certainement son bas de laine, comme son père l'a fait avant lui.

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Pour tout ce qui concerne sa vie officielle, sa résidence de Kensington, ses déplacements comme ses engagements, le prince de Galles – comme tout membre actif de la Couronne – ne puise jamais dans sa tirelire : tout est réglé par le Sovereign Grant, la subvention royale accordée chaque année par le Parlement britannique, tirée cette fois des revenus du Crown Estate – 132 millions pour les Windsor, dont une grosse partie sert à financer la rénovation très coûteuse du palais de Buckingham.

Polémique sur les revenus privés

Reste que les revenus privés du prince William font désormais polémique. Le Sunday Times révélait en 2024 que l'héritier touchait des rentes parfois indécentes sur son duché de Cornouailles, en taxant l'armée, le service de santé (le NHS), l'Éducation nationale, l'administration des prisons pour l'utilisation des terres, rivières et littoraux. Des profits souvent réalisés sur des services publics britanniques qui ont de plus en plus de mal à boucler leur budget. Face aux critiques, William a fait quelques gestes symboliques en supprimant les taxes sur les pompiers, les sauveteurs en mer, les salles des fêtes et les terrains de jeux et de sport des écoles. Mais prisons et hôpitaux continueront de casquer.

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