Hitler et Wagner : la passion fatale qui a lié nazisme et musique
Hitler et Wagner : la passion fatale du nazisme pour la musique

Jusqu’à son crépuscule, Richard Wagner fut le seul vrai dieu d’Adolf Hitler. Dans Les maîtres chanteurs du IIIe Reich (Perrin), la germaniste Isabelle Mity revient sur les liaisons dangereuses entre nazisme et musique. La passion absolue de Hitler pour le compositeur allemand y occupe une place de choix.

Une épiphanie à l’opéra

À 12 ans, le jeune Adolf découvre Lohengrin à Linz, une véritable épiphanie. « Du premier coup, je fus conquis. Mon enthousiasme juvénile pour le maître de Bayreuth ne connut pas de limites », racontera-t-il dans Mein Kampf. Le futur dictateur s’identifie au tribun Rienzi, héros d’un opéra de jeunesse situé dans la Rome médiévale.

L’influence des écrits antisémites

Au-delà du chromatisme wagnérien, Hitler dévore les écrits de Wagner, et notamment Le Judaïsme dans la musique, pamphlet antisémite qui accuse les juifs, à commencer par Giacomo Meyerbeer et Felix Mendelssohn, d’être incapables de créer un art profond, leur préférant par mercantilisme des « petites productions habiles et maniérées ».

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La rencontre avec le cercle de Bayreuth

En 1923, Hitler rencontre à Bayreuth Houston Stewart Chamberlain, théoricien racialiste et mari de la fille du compositeur, Eva. Il est surtout adoubé par sa belle-fille Winifred Wagner, la gardienne du temple. Une fois au pouvoir, le Führer sauve le festival de Bayreuth, un gouffre financier, assurant sa pérennité.

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