Le Saintais d’origine a tenu le fort falorniste durant le dernier mandat. Fidèle du nouveau maire, il a été récompensé de son engagement sans faille avec une prestigieuse délégation et le rang de 3e adjoint. Qui sont vos élus ? Nouveaux visages ou profils confirmés, qui tient désormais les rênes de la cité ? Au seuil de l’ère Falorni, « Sud Ouest » brosse le portrait de ces Rochelais, nommés adjoint ou conseiller communautaire délégué, qui vont façonner le territoire ces prochaines années.
Un parcours politique atypique
Ce lundi 18 mai, Franck Coupeau est tout sourire. Pour la troisième fois, c’est dans le costume de l’adjoint aux finances qu’il passe la grande porte de l’hôtel de ville pour se rendre au conseil municipal. Les six années précédentes, il la franchissait en conseiller d’opposition, à la tête du groupe falorniste Le Renouveau. « À chaque fois, je sentais en passant la porte le poids des responsabilités. Ça me faisait rentrer dans le match. »
Le Saintais de 59 ans a vécu ces six années comme un combat, lui, le novice en politique à l’époque, propulsé à la tête de l’opposition après la démission d’Olivier Falorni, battu. « Quand vous intervenez devant Jean-François Fountaine, il vaut mieux être carré parce que vous reprenez le boomerang, ce n’est pas un perdreau de l’année et c’est assez chaud ! »
Un rôle d'opposition jugé « trop anxiogène »
Ce rôle ingrat, l’habitant de la Genette n’en voulait plus. C’est la raison pour laquelle il apparaissait si loin, 19e, sur la liste d’Olivier Falorni cette année. Pas question de siéger à nouveau dans l’opposition en cas de défaite, « trop anxiogène ». Cela ne l’empêche pas d’être « très fier » d’avoir tenu le fort falorniste entre 2020 et 2026. « On a été une opposition constructive. Et cette élection, c’est aussi le fruit du travail de l’équipe du Renouveau. Ça, j’en suis convaincu. »
Une fidélité récompensée
Le directeur d’agence bancaire a rencontré Olivier Falorni il y a une dizaine d’années, par hasard, lors d’un déménagement. Aujourd’hui, avec Frédéric Milhiet, il est l’un de ses plus fidèles soutiens. Dont le dévouement a été récompensé avec la prestigieuse délégation des finances et le poste de 3e adjoint. « Je souhaitais une délégation transversale où je touche tout le monde, parce que, dans l’équipe, j’aime bien être au milieu. C’est là où je m’exprime le mieux. En plus, j’ai une certaine expérience des chiffres. Ça fait trente-six ans que je suis dans la banque. »
Une vision pour les finances de la ville
Comment celui qui se situe au centre-gauche voit cette mission ? « Je veux redistribuer, je veux rendre aux citoyens ce qu’on leur prend avec leurs impôts. Je veux que ça soit utile pour eux. » C’est à cela qu’il pense, désormais, en pénétrant dans l’hôtel de ville.



