Castella, entre déception à Madrid et triomphe à Nîmes
Castella, entre déception à Madrid et triomphe à Nîmes

Une faena d'anthologie à Madrid

Trahi par son épée, le maestro français est passé à côté de quelque chose d'immense à Madrid. Quarante-huit heures plus tard, il décrochait un triomphe à Nîmes. Sa temporada prend une autre tournure. Et elle passera par le Cap de Gascogne.

« Je me souviendrai toujours des frissons que m'a procurés cette faena historique de Sébastien Castella. » Présent dans les arènes de Las Ventas à Madrid, le président de la commission taurine de Saint-Sever est, comme des milliers d'aficionados, encore sous l'émotion d'un moment « intense et rare » grâce au maestro français.

Ce vendredi 22 mai 2026, dans l'arène la plus prestigieuse du monde, le Français a offert une prestation d'une rare intensité. La meilleure faena de sa vie. Une faena qui restera historique. Avec maestria, le Biterrois a touché le cœur des aficionados de Las Ventas en les faisant lever. Il a repris pleinement sa place dans ce ruedo mythique. Castella s'est écrit en lettres majuscules comme un des meilleurs toreros de cette planète. Incontestablement, sa prestation lui confère un autre statut.

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Pourtant, une certaine malchance aux aciers (avec une épée mal positionnée et des échecs au descabello) l'a privé d'une septième sortie triomphale. L'essentiel était bel et bien ailleurs.

Au bord des larmes

On retiendra cette image d'un Sébastien Castella assis sur l'estribo. Inconsolable, au bord des larmes. Quelques secondes pour tenter de récupérer. On retiendra cette vuelta portée par des aficionados qui ne lui ont pas tenu rigueur de son estocade manquée.

En rugby, on dit qu'il faut deux équipes pour offrir une belle prestation ; le principe est également vrai en tauromachie. Face à un excellent toro de la ganaderia de Victoriano del Rio, portant le numéro 79 et le nom de Cantaor, Sébastien Castella a trouvé du répondant pour exposer son talent, sa technique et son art au grand jour. Aux charges braves et intenses, le matador tricolore a su opposer sa finesse et sa gestuelle, parfois chirurgicale, pour arriver à une fusion entre les deux.

Triomphe à Nîmes

Deux jours plus tard, Sébastien Castella a retrouvé le sourire lors de sa prestation à la feria de Pentecôte de Nîmes. Face à deux représentants de Santiago Domecq, le maestro tricolore n'a pas failli, décrochant un pavillon à chacun de ses opposants pour décrocher un nouveau triomphe dans cet amphithéâtre.

Le 28 juin dans les Landes

Ces prestations vont donner le tempo de la suite de sa temporada qui passera – par fidélité – du côté des arènes Henri-Capdeville de Saint-Sever. Sa seule apparition de l'été dans les Landes. Castella y a ses habitudes depuis quelques années. Il est attendu en héros au sommet de la côte de Morlanne.

Le maire de la commune, Arnaud Tauzin, s'est félicité de cette venue en terre saint-séverine sur les réseaux sociaux. À cette occasion, il partagera le paseo avec Juan Ortega et Tristan Barroso (qui vient de faire sa confirmation dans ces mêmes arènes de Las Ventas). Ces deux derniers effectueront leur présentation dans la plaza chalossaise à cette occasion. Ils feront face à six toros de la ganaderia d'El Pilar pour un dimanche qui promet d'atteindre des sommets. Et qui devrait encore attirer la foule des grands jours.

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