En septembre 2026, à peine un an après la pose de la première pierre, l’Institut Emmanuel d’Alzon ouvrira à Nîmes un nouveau campus universitaire dédié aux métiers de la santé. Ce chantier de 8 millions d’euros donnera naissance à un bâtiment de 2 250 m² sur deux niveaux, capable d’accueillir près de 450 étudiants.
Un terrain préservé de la promotion immobilière
La parcelle de 2 500 m², située rue Sainte-Perpétue en plein centre-ville, était l’une des dernières réserves foncières de Nîmes. Convoitée par les promoteurs, elle aurait pu accueillir des logements. Mais le propriétaire a préféré le projet éducatif. « Le propriétaire n’a pas cédé aux promoteurs, notre projet a davantage séduit que la construction de logements », se réjouit Yvan Lachaud, directeur général de l’établissement.
Un calendrier serré pour un équipement attendu
Les premiers étudiants sont attendus dès septembre 2026, soit seulement douze mois pour réaliser l’ensemble de 2 250 m². Le campus comptera 22 salles de classe, un amphithéâtre de 250 places, un foyer étudiant et des espaces administratifs.
Saturation des locaux historiques
Avec 548 étudiants déjà inscrits dans l’enseignement supérieur, l’Institut Emmanuel d’Alzon atteint ses limites. « Nous sommes saturés, nous n’avons plus de place dans le bâtiment historique alors que la demande est forte », constate Yvan Lachaud. L’établissement forme des opticiens depuis plus de vingt ans – « presque tous les professionnels de la ville sont passés par chez nous », souligne la direction – et propose un DTS d’imagerie médicale en partenariat avec le CHU de Nîmes ainsi qu’un Deust de préparateur en pharmacie. Ces formations seront regroupées dans le nouveau campus, conçu comme un pôle santé. Dès la rentrée, une formation AEPA (accompagnement des personnes âgées) ouvrira également.
Une architecture tournée vers le bien-être
Conçu par le cabinet d’architectes Gata de Montpellier, le bâtiment allie références historiques et modernité. Les étudiants bénéficieront de vues sur les oliviers et les murs en pierres sèches environnants. Le chauffage et la ventilation seront intégrés dans les sols pour garantir un confort climatique optimal, y compris lors des épisodes de forte chaleur.
Un projet soutenu par la Région Occitanie
Lors de la pose de la première pierre en septembre 2025, Christophe Mauny, directeur académique des services de l’Éducation nationale du Gard, a salué « un choix pertinent que celui de la santé. Nous avons des enjeux forts sur le territoire avec la tendance au vieillissement de la population ». Soutenu par la Région Occitanie, l’investissement global s’élève à 8 millions d’euros. Dans deux mois, la friche discrète de la rue Sainte-Perpétue se transformera en un pôle de formation majeur pour la capitale gardoise.



