La Commission européenne a donné son feu vert vendredi aux aides de l'État français de 13 millions d'euros destinées à soutenir les pêcheurs touchés par la flambée des prix du carburant. Ce soutien public représente 20 centimes d'euros par litre en avril et 35 centimes par litre en mai. Bruxelles a jugé cette mesure temporaire « nécessaire, appropriée et proportionnée », et a estimé qu'elle n'était pas de nature à fausser les conditions de concurrence au sein de l'Union européenne.
Un cadre européen assoupli
Fin avril, l'exécutif européen a adopté un cadre plus souple en matière d'aides d'État pour permettre aux Vingt-Sept de soutenir leur économie face aux impacts de la guerre au Moyen-Orient. Ce dispositif, en vigueur jusqu'à la fin de l'année, concerne les secteurs les plus touchés comme l'agriculture, la pêche, les transports et les industries énergivores. Depuis fin février, le blocage du détroit d'Ormuz a provoqué une envolée des prix du pétrole, du gaz et des engrais.
Prolongation des aides françaises
Pour la France, Sébastien Lecornu a annoncé jeudi que les dispositifs de soutien pour les pêcheurs, mais aussi pour les agriculteurs, les transporteurs routiers et le secteur du bâtiment, seraient poursuivis pour les trois mois d'été. Alors que le prix du baril de pétrole ne baisse pas, près de trois mois après le début de la guerre, le gouvernement a revalorisé les aides mises en place ces dernières semaines pour soulager le portefeuille des Français.
Annoncée début mai à 50 euros, la prime « grands rouleurs » passe finalement à 100 euros. Plusieurs secteurs vont également voir le remboursement de leurs frais kilométriques revalorisé de 20 centimes, et la prime carburant des entreprises va être assouplie. Le Premier ministre a aussi annoncé de nouvelles aides à l'acquisition de véhicules électriques. Le coût total de l'ensemble de ces mesures supplémentaires a été évalué à 710 millions d'euros par l'exécutif.



