Assurés d’être maintenus six heures avant leur dernière rencontre de la saison, les Biarrots ont mis un point d’honneur à briller offensivement devant un stade comble et inscrire six essais contre une USC déjà condamnée ce vendredi (41-15).
Une atmosphère étrange à Aguilera
Il régnait une atmosphère bizarre à Aguilera ce vendredi. Chaude, mais bizarre. Le peuple biarrot avait fait son devoir : répondre à l’appel à la mobilisation générale pour le match du maintien contre Carcassonne. Sauf que de rencontre décisive, il n’y a pas eu. Dans l’après-midi, le CNOSF avait rendu sa décision en appel pour rendre au Biarritz Olympique les deux points retirés initialement par la LNR pour des transferts frauduleux datant de 2022. Dès lors, la lutte à distance avec le Stade Montois pour éviter la place de barragiste était quasi caduque.
Il fallait trouver autre chose que le suspense pour maintenir en haleine un stade plein comme rarement (10 500 supporteurs). Le spectacle et la célébration des dernières apparitions de plusieurs cadres pouvaient faire l’affaire.
Un début de match prometteur
Partant pour Nice, Clément Martinez appliquait la consigne dès la 9e minute. Sur ballon porté, évidemment. Le talonneur aplatissait le premier essai du match, son 16e personnel cette saison.
Prêté cette saison par le Stade Français, Joe Jonas rêve de retrouver le Top 14. Le BO de le garder un peu plus. Dans le doute, le trois-quarts, au centre, pour ce match, y allait de sa réalisation en concrétisant un gros temps fort biarrot.
Pas suffisant pour autant pour les laisser s’envoler. Car à un visage séduisant en attaque, les joueurs de Boris Bouhraoua accolaient une de leur martingale cette saison : les gouffres en défense. Tutuvuli en profitait pour recoller après l’essai de Martinez, et était à une petite passe en avant de le faire après celui de Jonas. Partie remise pour des Carcassonnais déjà condamnés.
L’indiscipline et les approximations biarrotes permettaient à leur talonneur de remettre les siens à une marque (12-10, 23e). Et Aguilera pouvait remercier l’arrière Chalies de son 0/3 au pied en première période, sans quoi le BO serait rentré la tête bien basse aux vestiaires. Elle n’était pas bien haute pour autant. Et les travées se vidaient sans vivats.
Le spectacle, enfin
Embarrassés, les locaux se décidaient à prendre les points face aux perches au retour de la pause. De quoi aussi récompenser Edgar Retière d’un gros match, et de bien fiers services rendus cette saison (15-10, 45e). Baptiste Fariscot n’en a que trop rarement eu l’occasion cette année. Son essai pour son retour après cinq mois d’absence et une grosse blessure à l’épaule permettait de donner un peu plus de corps au succès des siens. Et offrir une standing ovation appuyée à Piula Fa’asalele, ses trois titres de champions de France et son immense carrière.
Les dernières barrières avaient rompu. Nicolas Elissondo ajoutera sa pierre au joli édifice (29-10, 52e). Sonzogni et Retière aussi (41-15, 76e). Entre-temps, Spruytte avait réduit l’écart sur ballon porté 56e. Mais tout ceci était un peu anecdotique. L’essentiel était déjà acquis avant la rencontre pour le BO. Qui pourra s’enorgueillir d’avoir assuré les cerises sur son petit gâteau.



