À Alès, les commerçants du centre-ville gardent la niaque avec une nouvelle présidente
Alès : les commerçants du centre-ville gardent la niaque

« On entend toujours du négatif. Ce n’est pas vrai ; il y a quand même du dynamisme à Alès ! » : les commerçants du centre-ville gardent la niaque. Frédérique Fuster a pris la suite du fondateur Frédéric Brunel à la présidence de l’association Alès commerces en ville (Acev). La transition s’est déroulée en toute discrétion en février.

Un changement à la tête de l’Acev

Frédéric Brunel, président fondateur, laisse désormais les commandes à Frédérique Fuster. « C’est elle qu’il fallait ; elle est dynamique », déclare celui qui est désormais vice-président, au sujet de la nouvelle présidente. « J’ai toujours dit qu’il fallait un roulement, un changement d’idées. » Après sept ans à la tête de l’Acev, lui qui cherchait un successeur depuis deux ou trois ans porte également de nouveaux projets professionnels qui lui nécessitent du temps. Ce qui ne l’empêchera pas d’être actif au sein de l’association. « Il est un très bon appui », sourit Frédérique Fuster.

Son prédécesseur, gérant de la boutique Caractère, se souvient de la naissance de l’Acev, en 2019. C’était au moment de la création de la zone commerciale Porte Sud, près de la rocade, et de la fin de la CCI d’Alès. « Il fallait se rassembler pour faire des choses collectivement. J’avais 130 adresses mail de commerçants et je leur avais demandé ce qu’ils voulaient et s’ils étaient favorables à la création d’une association consacrée au centre-ville », déclare Frédéric Brunel. Ainsi est née l’Acev, qu’a rejoint un petit peu plus tard l’autre Alésienne, aussi présidente des commerçants du quartier du Vieil Alès : « Ça collait avec ce que je cherchais. »

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Des projets pour redynamiser le centre-ville

Logiquement, l’avenir de cette structure, qui compte aujourd’hui 110 adhérents (pour quelque 230 commerces de cœur de ville) s’inscrit dans la continuité. « C’est un très beau projet », estime Frédérique Fuster, de la droguerie éponyme. « On a vraiment besoin, dans le centre-ville, d’une association forte pour porter Alès, pour redynamiser le cœur de la ville, lui donner de l’entrain. »

La niaque et l’optimisme teintent le propos. « On entend toujours du négatif. Ce n’est pas vrai ; il y a quand même du dynamisme à Alès ! C’est difficile, c’est vrai et c’est naturel. Mais les problèmes que l’on voit ici, on les trouve partout ailleurs », poursuit-elle en pensant aux fermetures de commerces, au stationnement des véhicules, aux changements d’habitudes des chalands, etc. Son objectif est clair : faire venir les clients en centre-ville. « C’est justement quand c’est difficile qu’il faut donner un coup de collier, qu’il faut dynamiser le cœur de ville. Et on n’est pas seuls ; on collabore avec la municipalité. »

Pour, par exemple, organiser des animations. « C’est ensemble qu’on peut le faire ! », lâche Frédéric Brunel.

Une chasse au trésor gourmande

Après « La vitrine magique » à Pâques, l’Acev va lancer « Le parcours gourmand d’Alès » du 15 au 21 juin. « On a remarqué que les gens aiment bien la chasse au trésor. En plus, on va déguster, goûter… et découvrir des boutiques qu’on ne connaît peut-être pas », sourit Frédérique Fuster. Car voilà le concept : le public arpente les rues et, dans chacune des 13 enseignes participantes, découvre une spécialité gastronomique. Cela, avec pour objectif de collecter des mots secrets pour finalement participer à un tirage au sort, en espérant remporter un panier gourmand. « Il y a aussi un petit défi consistant à se faire photographier dans les magasins et à nous adresser le cliché, que nous publierons sur nos réseaux sociaux », indique la présidente.

Des projets, l’association en a d’autres. Elle souhaite, début octobre, relancer « La quinzaine commerciale à Alès », avec défilés, animations et tirage au sort. Frédéric Brunel déclare qu’« il y a quarante ans, c’était une très grosse animation. Les Alésiens s’en souviennent. » Celle-ci devrait avoir lieu dans le sillage de la Semaine cévenole. Suivra, en fin d’année, le Passeport de Noël.

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Une empreinte sur la communication

Si elle souhaite inscrire son action dans le prolongement de ce qui a été mené jusque-là, la nouvelle présidente ne cache pas vouloir y laisser son empreinte. « En étant plus investis sur la communication. Davantage de communication sur les réseaux sociaux ! En direction du public, et pour les commerçants. Aussi au chapitre des animations ; on a plein d’idées », explique-t-elle. « Il faut mettre l’accent sur la visibilité. Il faut aller vers tous les acteurs sur lesquels on peut s’appuyer. »

Mais les Alésiens ont également un rôle à jouer pour que le commerce de centre-ville subsiste. « On a aussi besoin des consommateurs », disent-ils en chœur. « Qu’ils pensent à l’avenir. Comment voient-ils leur ville plus tard ? Comment elle serait sans commerce. Il ne faut pas que nous allions, nous, contre la modernité, mais ce sont aussi des acteurs. Et à nous de nous adapter à leur rythme. » La main de la réciprocité est visiblement tendue.