Elle a un look « à la Aston Martin Valkyrie », mais ce n’est pas une anglaise. Elle cache sous le capot arrière le V6 biturbo de la Ford GT, mais elle n’est pas américaine. Et si on vous dit que son site de mise au point est le circuit de Portimao, vous devinerez peut-être. Oui, ce monstre nommé Adamastor Furia vient d’un pays a priori pas connu pour son héritage automobile : le Portugal. Mais si les ambitions de la jeune entreprise se concrétisent, ça pourrait changer. Car Adamastor voit plus loin que la production de jouets pour super-riches.
Chiffres « réalistes »
Et on trouve quelques indices dans la fiche technique. Car alors que la plupart des startups du genre cherchent à faire parler d’elles avec des puissances de plus de 1 000 ch et autres fadaises de cet acabit, la Furia est plutôt terre à terre. Le V6 3.5 biturbo, connu pour catapulter la Ford GT, ne revendique ici que 650 ch. La marque annonce aussi un 0-100 en 3,5 secondes, et une vitesse de pointe « supérieure à 300 km/h ». Dans cet univers, ça fait presque petit bras. Mais en y regardant de plus près… Ces 650 ch sont très proches de la puissance réglementaire des voitures engagées en endurance. Voilà le réel objectif d’Adamastor : utiliser la technologie et les revenus générés par la vente des Furia pour développer une version course, qui porterait les couleurs du Portugal en WEC, y compris aux 24 Heures du Mans. Ca, c’est un projet auquel on ne peut que souhaiter bonne chance.


