Lafarge condamné pour financement de terrorisme en Syrie, fait appel
Lafarge condamné pour financement terrorisme en Syrie, appel

Le cimentier Lafarge, ainsi que l'ensemble des huit autres prévenus dont son ancien dirigeant Bruno Lafont, ont fait appel de leurs condamnations pour financement du terrorisme en Syrie en 2013 et 2014, a indiqué le parquet général de la cour d'appel de Paris, ce mardi 28 avril à l'AFP.

Des peines allant de 18 mois à 7 ans de prison

Tous avaient été reconnus coupables le 13 avril par le tribunal correctionnel de Paris d'avoir versé en 2013 et 2014 près de 5,6 millions d'euros à des groupes jihadistes armés, dont l'État islamique (EI), afin de maintenir l'activité d'une cimenterie à Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

Les financements de la société, avalée depuis par l'entreprise suisse Holcim, auraient permis de préparer des attentats terroristes, notamment ceux de janvier 2015 en France, a jugé le tribunal. L'ancien PDG de Lafarge, Bruno Lafont, a été condamné à six ans de prison avec incarcération immédiate. Le tribunal a par ailleurs condamné sept autres anciens responsables du cimentier à des peines allant de 18 mois à sept ans de prison. Il a aussi prononcé l'incarcération immédiate de l'ex-directeur général adjoint Christian Herrault, condamné à cinq ans d'emprisonnement.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Un appel collectif pour contester la décision

Le parquet général de la cour d'appel de Paris a confirmé que Lafarge et l'ensemble des huit prévenus ont interjeté appel de cette décision. Cette procédure d'appel permettra de réexaminer l'affaire devant une juridiction supérieure. Les avocats des condamnés ont dénoncé une décision sévère et contestent les accusations de financement du terrorisme, arguant que les paiements visaient uniquement à protéger les employés et maintenir l'activité dans un contexte de guerre civile.

L'affaire Lafarge en Syrie est devenue un symbole des dérives des multinationales dans les zones de conflit. Le procès en première instance avait suscité une vive émotion, tant en France qu'à l'international, en raison des liens présumés entre l'entreprise et des groupes terroristes. La décision d'appel est attendue dans les prochains mois.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale