Ce mercredi 3 juin, les avocats du journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie depuis mai 2024, ont annoncé le rejet du pourvoi en cassation introduit par le parquet. Cette décision clôt la procédure judiciaire, ne laissant plus qu'une seule issue possible : une grâce du président algérien Abdelmajid Tebboune.
Une décision définitive de la Cour suprême
Dans un arrêt rendu le 25 mai, la Cour suprême algérienne a définitivement statué. Elle a pris acte du désistement du pourvoi du journaliste français et a rejeté au fond celui introduit par le parquet. Les avocats Amirouche Bakouri et Emmanuel Daoud ont précisé dans un communiqué que "le débat juridictionnel étant désormais clos, l'avenir de Christophe Gleizes relève à présent des prérogatives discrétionnaires du président".
Une grâce présidentielle comme seul espoir
La famille du journaliste réclame depuis plusieurs mois une grâce de la part du président Tebboune. Cette demande a été relayée par des élus et des soutiens en France. Ce mercredi, le député du Lot-et-Garonne Michel Lauzzana a rappelé à l'Assemblée nationale que Christophe Gleizes est le seul journaliste français emprisonné dans le monde.
Une condamnation pour apologie du terrorisme
Christophe Gleizes, journaliste sportif, a été arrêté en mai 2024 en Kabylie alors qu'il effectuait un reportage. Il a été condamné en appel début décembre à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme". Il avait renoncé à son propre pourvoi en cassation le mois dernier, comme l'avait annoncé sa famille sur France Inter.
La mobilisation se poursuit en France pour demander sa libération, notamment dans le milieu du sport, où plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer son incarcération.



