Le 10 juin 2026, le JDNews, hebdomadaire du groupe Bolloré, a publié une Une prorusse réunissant quatre personnalités françaises : Henri Guaino, Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan et Luc Ferry. Le journal titrait « L'appel au sursaut », avec des tribunes et interviews complaisantes envers Vladimir Poutine. Derrière la promotion apparente de la « paix », ces figures plaident en creux pour une reddition de l'Ukraine, en guerre depuis 2022.
Une polémique évitée de justesse
La couverture a suscité l'indignation, mais aurait pu être bien plus explosive. L'ancienne patronne de RT France, Xenia Fedorova, pensionnaire des médias Bolloré, devait initialement apparaître en Une aux côtés du fondateur du Puy du Fou. L'idée a été abandonnée. Trop corrosive.
Selon une source proche du journal, la présence de Fedorova, figure associée à la propagande russe, aurait déclenché une tempête médiatique sans précédent. Le retrait de dernière minute a permis d'éviter le pire, mais la Une actuelle reste très contestée.
Des personnalités controversées
Henri Guaino, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, est connu pour ses positions souverainistes. Philippe de Villiers, fondateur du Puy du Fou, a exprimé à plusieurs reprises son admiration pour Poutine. Nicolas Dupont-Aignan, leader de Debout la France, prône une alliance avec la Russie. Luc Ferry, philosophe et ancien ministre, a signé des tribunes pro-russes.
Le JDNews justifie ce choix éditorial par la nécessité de « faire entendre toutes les voix ». Mais pour de nombreux observateurs, il s'agit d'une tribune ouvertement favorable à Moscou, à un moment où l'Ukraine résiste à l'invasion russe.
Réactions indignées
Plusieurs associations de lutte contre la désinformation ont dénoncé cette Une. « C'est une honte de donner une tribune à des personnes qui défendent un régime assassin », a déclaré un porte-parole de Reporters sans frontières. Sur les réseaux sociaux, des appels au boycott du JDNews ont circulé.
Le groupe Bolloré, déjà critiqué pour son orientation politique, n'a pas commenté. Cette affaire intervient dans un contexte de tensions autour de l'influence russe dans les médias français.



