À Nogent-sur-Seine, Retailleau vante le nucléaire et critique Macron et Le Pen
Retailleau vante le nucléaire et critique Macron et Le Pen

En déplacement à Nogent-sur-Seine, dans l'Aube, le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Retailleau, a prononcé un discours fervent en faveur de l'énergie nucléaire, tout en prenant pour cible le président Emmanuel Macron et la candidate d'extrême droite Marine Le Pen.

Un plaidoyer pour le nucléaire

Devant un parterre d'industriels et d'élus locaux, Retailleau a défendu le nucléaire comme "une énergie d'avenir, propre et souveraine". Il a souligné que la France doit maintenir et développer sa filière nucléaire pour assurer son indépendance énergétique et atteindre ses objectifs climatiques. "Le nucléaire est notre force, ne la laissons pas s'éroder", a-t-il déclaré, appelant à un "nouveau souffle" pour la filière.

Critiques envers Macron

Le ministre n'a pas épargné le chef de l'État, qu'il a accusé d'avoir "sacrifié" le nucléaire au profit des énergies renouvelables. Selon lui, la politique énergétique d'Emmanuel Macron manque de cohérence et favorise une transition "mal maîtrisée". "On ne peut pas à la fois fermer des réacteurs et prétendre vouloir décarboner notre économie", a-t-il lancé, en référence à la fermeture de Fessenheim.

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Attaques contre Le Pen

Bruno Retailleau a également vivement critiqué Marine Le Pen, l'accusant de "démagogie" sur le nucléaire. Il a rappelé que le Rassemblement National avait historiquement soutenu l'atome, mais que ses récentes positions, notamment sur l'arrêt de certaines centrales, relevaient d'une "incohérence politique". "Le Pen veut le beurre et l'argent du beurre, mais sans les centrales", a ironisé le ministre.

Une stratégie électorale

Ce déplacement s'inscrit dans un contexte pré-électoral, alors que les élections législatives approchent. En se posant en défenseur du nucléaire, Retailleau cherche à rallier les électeurs de droite et à se démarquer de la majorité présidentielle. Il a également appelé à un "pacte énergétique national" qui dépasserait les clivages partisans.

Les réactions locales ont été mitigées. Si certains élus ont salué le discours, d'autres ont dénoncé une "instrumentalisation" de la question nucléaire. Le maire de Nogent-sur-Seine, pour sa part, a rappelé que la centrale locale employait des centaines de personnes et qu'il était essentiel de garantir son avenir.

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