États-Unis menacent l'Iran d'une 'autre manière' faute d'accord sur le nucléaire
Washington menace l'Iran d'une 'autre manière'

Menace américaine sur l'Iran : un "bon accord" ou une autre voie

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a lancé un avertissement clair à l'Iran lundi 25 mai : soit un "bon accord" est conclu sur le nucléaire et le détroit d'Ormuz, soit Washington agira d'"une autre manière". Depuis New Delhi, où il effectuait une visite, Rubio a maintenu la pression sur Téhéran, malgré la trêve intervenue après les frappes du 28 février.

Un ultimatum à peine voilé

"Nous pensions avoir des nouvelles hier soir, peut-être aujourd'hui, je ne m'avancerais pas trop là-dessus", a déclaré Marco Rubio, évoquant la possibilité d'un accord. Il a précisé qu'"il y a quelque chose de très concret sur la table" concernant la réouverture du détroit d'Ormuz et l'ouverture de négociations limitées dans le temps sur le nucléaire. "J'espère que nous pourrons y parvenir", a-t-il ajouté, tout en réitérant sa volonté de donner une chance à la diplomatie avant d'envisager des alternatives.

Donald Trump temporise

La veille, Donald Trump avait certifié qu'il n'y avait pas d'urgence à sceller un accord avec l'Iran, après avoir assuré que les bases d'un protocole d'entente étaient posées. "Le temps est de notre côté", a écrit le président américain sur Truth Social, soulignant le maintien du blocus des ports iraniens jusqu'à la signature d'un accord. "Les deux camps doivent prendre leur temps et faire les choses convenablement", a-t-il ajouté.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Les divergences persistent

Près de sept semaines après l'annonce d'une trêve, des divergences demeurent sur le programme nucléaire iranien, l'offensive israélienne au Liban contre le Hezbollah, et le dégel de milliards de dollars d'avoirs iraniens. Donald Trump exige la garantie que l'Iran ne se dotera jamais de l'arme nucléaire et la réouverture du détroit d'Ormuz, fermé depuis le début du conflit, provoquant un choc énergétique et une hausse des prix du carburant aux États-Unis. Cette inflation pèse sur la popularité du président américain, à l'approche des élections de mi-mandat en novembre.

Des signes d'avancée

Un représentant américain de haut rang a indiqué que Téhéran avait accepté le principe d'une réouverture du détroit d'Ormuz en échange de la levée du blocus maritime américain. L'Iran aurait également accepté de remettre son stock d'uranium hautement enrichi, et le guide suprême iranien Mojtaba Khamenei aurait approuvé les grandes lignes d'un accord. Cependant, aucune confirmation n'est venue de Téhéran, et l'agence Tasnim a relayé que Washington bloquait certains points, notamment le dégel des fonds iraniens. Selon des sources iraniennes, des formules pourraient être trouvées pour résoudre la question du stock d'uranium.

Un conflit meurtrier

L'Iran nie depuis longtemps vouloir se doter de l'arme atomique, comme l'en accusent les États-Unis et Israël. Plusieurs milliers de personnes ont été tuées en Iran dans les bombardements américano-israéliens, tandis que les représailles de Téhéran contre Israël et dans la région ont fait des dizaines de morts.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale