Macron exige le désarmement du Hezbollah par les Libanais
En recevant le Premier ministre libanais Nawaf Salam à l'Élysée ce mardi, le président français Emmanuel Macron a pris position sur la crise régionale. Il a estimé qu'Israël devait « renoncer à ses visées territoriales » au Liban. Concernant le Hezbollah, le chef de l'État a insisté sur la nécessité que le mouvement cesse ses tirs vers le territoire israélien et soit désarmé « par les Libanais eux-mêmes ».
La France maintient son engagement au Liban
Emmanuel Macron a également assuré que la France était « prête à maintenir son engagement sur le terrain » après le départ de la Finul, la mission de l'ONU au sud du Liban, programmé pour la fin de l'année. Cette déclaration intervient dans un contexte de tensions persistantes dans la région.
Les demandes du Liban et la reprise des hostilités
De son côté, le Premier ministre libanais Nawaf Salam, depuis Paris, a réaffirmé les exigences de son pays. Le Liban réclame le « retrait total » des forces israéliennes de son territoire, ainsi que le retour des prisonniers et des déplacés libanais. Ces demandes s'inscrivent dans le cadre des négociations engagées avec Israël, avec une nouvelle réunion prévue jeudi à Washington.
Nawaf Salam a également alerté sur la situation humanitaire, indiquant que le Liban a besoin « de 500 millions d'euros pour faire face à la crise humanitaire au cours des six prochains mois ».
Parallèlement, le Hezbollah a repris ses attaques contre Israël. Le mouvement libanais pro-iranien affirme avoir mené une attaque mardi dans le nord d'Israël, en riposte à ce qu'il qualifie de violations « flagrantes » du cessez-le-feu. Il s'agit de la première revendication de ce type depuis l'entrée en vigueur de la trêve vendredi dernier.
Trump prolonge le cessez-le-feu avec l'Iran
Outre les tensions au Liban, la situation entre les États-Unis et l'Iran reste tendue. Donald Trump a annoncé mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l'Iran, afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier. S'exprimant sur sa plateforme Truth Social, l'ancien président américain a indiqué avoir décidé de « prolonger le cessez-le-feu » jusqu'à « ce que l'Iran présente une proposition visant à mettre fin au conflit ».
Menaces iraniennes et maintien du blocus
Avant l'annonce de Donald Trump, les Gardiens de la révolution iraniens avaient menacé de réduire à néant la production pétrolière des pays du Golfe en cas d'attaque menée contre l'Iran depuis leur sol. Cette déclaration illustre l'état de tension persistant dans la région.
Donald Trump a toutefois précisé qu'il avait « ordonné à nos forces armées de maintenir le blocus » naval contre les ports iraniens. Une mesure dénoncée par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a qualifié ce blocus d'« acte de guerre et donc une violation du cessez-le-feu ».
Dans un message sur X, Abbas Araghchi a affirmé que « l'Iran sait comment contourner les restrictions, défendre ses intérêts et résister aux intimidations ».
Une désescalade encore incertaine
Malgré la prolongation du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, la désescalade semble encore loin au Moyen-Orient. Les armes ont recommencé à parler entre le Hezbollah et Israël, et les positions restent fermes de part et d'autre. La communauté internationale suit avec attention l'évolution de ces négociations cruciales pour la stabilité régionale.



