Corée du Nord : Kim Jong-un militarise la frontière avec des missiles portée 60 km
Kim Jong-un militarise la frontière avec missiles portée 60 km

La Corée du Nord durcit encore le ton face à son voisin sud-coréen. Lundi 18 mai, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a réaffirmé sa volonté de renforcer les unités militaires stationnées à la frontière avec la Corée du Sud, afin d'en faire « une forteresse imprenable » et de « dissuader plus efficacement la guerre ». Séoul est toujours considérée par Pyongyang comme un « ennemi juré ». Dans ce contexte, la frontière intercoréenne devrait, du côté nord, se militariser davantage dans les semaines à venir.

Déploiement de nouveaux systèmes d'artillerie

De nouveaux systèmes d'artillerie seront déployés cette année, incluant des missiles opérationnels et tactiques, des lance-roquettes ainsi que des canons d'une portée de 60 kilomètres. Ces derniers pourront ainsi atteindre la capitale sud-coréenne, située à seulement 50 kilomètres de la frontière. « Cette extension rapide de la portée et cette amélioration remarquable des capacités de frappe constitueront un changement et un avantage considérable pour les opérations terrestres de notre armée », s'est félicité Kim Jong-un, selon l'agence officielle KCNA. Depuis mars, les troupes nord-coréennes ont également intensifié leurs travaux de fortification de la frontière en construisant des murs. En mer, le destroyer Choe Hyon, le plus grand et le plus moderne de la flotte nord-coréenne, sera mis en service en juin.

Abandon de l'unification

Alors que les deux Corées n'ont jamais signé de traité de paix, seulement un armistice après la guerre de 1950-1953, les perspectives d'unification s'éloignent de plus en plus. La nouvelle Constitution nord-coréenne a abandonné ses précédents engagements en faveur d'un État partagé avec la Corée du Sud. Si la diplomatie est au point mort, la Corée du Sud joue toujours la carte de l'apaisement. Après la ligne dure exprimée par l'ancien président conservateur Yoon Suk Yeol, destitué en avril 2025, le gouvernement libéral tente de renouer le dialogue. Le président Lee Jae-myung, arrivé au pouvoir en juin 2025, a notamment mis fin à la diffusion de propagande le long de la zone tampon (DMZ) entre les deux pays. Le rétablissement de la zone d'interdiction de vol au sud de la DMZ – un accord conclu en 2018 mais actuellement suspendu – est également discuté comme mesure de prévention.

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Six tests de missiles balistiques en 2026

Malgré la bonne volonté sud-coréenne, Pyongyang poursuit le développement de son arsenal nucléaire et balistique. Depuis le début de l'année, pas moins de six tests de missiles balistiques ont été réalisés. La réconciliation des deux nations pourrait-elle passer par le sport ? C'est en tout cas dans ce domaine que leur rapprochement est le plus positif. Le 20 mai, une équipe féminine de football nord-coréenne jouera en Corée du Sud. Ce match de Ligue des champions asiatique est le premier déplacement d'une équipe sportive du nord vers le sud depuis 2018. Un bon moyen pour Séoul d'entretenir sa relation avec Pyongyang.

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