En Israël, le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, fait de l'outrance son carburant politique. Figure de l'extrême droite israélienne, il multiplie les déclarations et actions provocatrices, attisant les tensions avec les Palestiniens et suscitant l'inquiétude de la communauté internationale.
Un parcours marqué par la radicalité
Itamar Ben Gvir, 47 ans, est un homme politique israélien d'extrême droite, connu pour ses positions ultranationalistes et anti-arabes. Avant d'entrer au gouvernement, il était avocat et avait défendu des colons accusés de violences. Il a été élu à la Knesset en 2021 sur la liste du parti Otzma Yehudit (Force juive), une formation héritière du mouvement Kach, interdit en Israël pour racisme.
Des provocations régulières
Depuis sa nomination au poste de ministre de la Sécurité nationale en décembre 2022, Ben Gvir a multiplié les gestes et déclarations chocs. Il s'est notamment rendu à plusieurs reprises sur l'esplanade des Mosquées à Jérusalem, un lieu hautement sensible, ce qui a provoqué des condamnations internationales. Il a également ordonné le déploiement de forces de sécurité dans les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est, et a appelé à la construction de nouvelles colonies en Cisjordanie.
Une stratégie politique assumée
Pour Ben Gvir, ces outrances sont un moyen de galvaniser sa base électorale et de peser au sein du gouvernement. Il utilise un discours populiste et identitaire, dénonçant les « ennemis d'Israël » et prônant une ligne dure face aux Palestiniens. Ses provocations lui permettent de rester au centre de l'attention médiatique, tant en Israël qu'à l'étranger.
Des tensions accrues
Les actions de Ben Gvir contribuent à exacerber les tensions entre Israéliens et Palestiniens. Elles sont régulièrement dénoncées par les autorités palestiniennes, la Ligue arabe et de nombreux pays occidentaux. Les États-Unis ont exprimé leur « profonde inquiétude » face à ses visites sur l'esplanade des Mosquées, appelant au respect du statu quo.
Un avenir politique incertain
Malgré sa popularité auprès de l'électorat d'extrême droite, Ben Gvir suscite des critiques au sein même de la coalition gouvernementale. Certains de ses partenaires politiques jugent ses outrances contre-productives pour la stabilité du pays. Cependant, il bénéficie du soutien du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a besoin de ses voix pour maintenir sa majorité parlementaire.
L'avenir politique d'Itamar Ben Gvir dépendra en partie de l'évolution de la situation sécuritaire et des rapports de force au sein de la droite israélienne. En attendant, il continue de faire de l'outrance son principal carburant politique, au risque d'enflammer une région déjà très instable.



