Un appel sans précédent de 448 anciens dirigeants et diplomates européens
Dans une lettre ouverte publiée ce mercredi 6 mai 2026, 448 anciens chefs d'État, ministres, ambassadeurs et hauts fonctionnaires européens appellent l'Union européenne à prendre des mesures fermes contre le projet de colonisation israélienne en Cisjordanie. Ils dénoncent un projet qualifié de plus vaste depuis l'occupation de 1967, menaçant la viabilité d'un futur État palestinien.
Un projet de colonisation d'envergure
Le projet en question prévoit la construction de milliers de logements dans les colonies existantes, ainsi que l'expansion de plusieurs avant-postes. Selon les signataires, cette initiative viole le droit international et compromet les efforts de paix. La lettre souligne que l'annexion de facto de la Cisjordanie est en cours, ce qui rend impossible la solution à deux États.
Des personnalités influentes mobilisées
Parmi les signataires figurent d'anciens présidents, premiers ministres et ministres des Affaires étrangères de pays comme la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Espagne. Des diplomates de haut rang, y compris d'anciens ambassadeurs de l'UE en Israël, ont également apposé leur signature. Cette mobilisation rare montre l'inquiétude croissante au sein des élites européennes face à la politique israélienne.
Les mesures demandées à l'UE
Les signataires demandent à l'Union européenne de :
- Suspendre l'accord d'association avec Israël, qui offre des avantages commerciaux et économiques.
- Imposer des sanctions ciblées contre les responsables de la colonisation.
- Reconnaître l'État de Palestine comme un acte politique fort.
- Garantir que les produits des colonies ne bénéficient pas d'accès préférentiel au marché européen.
Ils estiment que l'UE doit passer des paroles aux actes pour préserver la crédibilité de son engagement en faveur du droit international.
Réactions et contexte
Israël a immédiatement rejeté l'appel, le qualifiant d'ingérence inacceptable. Le gouvernement israélien défend son droit à construire dans ce qu'il considère comme des territoires disputés, tandis que les Palestiniens voient dans cette lettre un soutien crucial à leur cause. L'UE n'a pas encore officiellement répondu, mais des sources diplomatiques indiquent que le sujet sera débattu lors du prochain Conseil des Affaires étrangères.
Cet appel intervient alors que les négociations de paix sont au point mort depuis 2014. La colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est est considérée comme illégale par la communauté internationale, mais les mesures concrètes pour y mettre fin restent limitées.



