Une plainte pour diffamation déposée par le journal Al-Akhbar
Le journal libanais Al-Akhbar a annoncé ce mercredi avoir déposé une plainte pour diffamation contre un expert intervenu sur BFMTV, après la mort de sa journaliste Amal Khalil. Cette dernière, correspondante de guerre, est décédée le 5 mai lors d’un bombardement israélien dans le sud du Liban. L’expert en question, identifié comme un spécialiste des questions de défense, avait tenu des propos jugés calomnieux sur les réseaux sociaux et à l’antenne, affirmant que la journaliste était une « propagandiste du Hezbollah ».
Des accusations graves réfutées par le journal
Al-Akhbar a fermement démenti ces allégations, soulignant qu’Amal Khalil était une professionnelle reconnue, couvrant les conflits avec impartialité. Le journal a qualifié les propos de l’expert de « diffamatoires » et de « contraires à l’éthique journalistique ». La plainte a été déposée auprès du tribunal de Paris, en France, où BFMTV a son siège. Le journal demande des dommages et intérêts ainsi que la publication d’un rectificatif.
Un contexte médiatique tendu
Cette affaire intervient dans un climat de tensions accrues entre les médias libanais et certaines chaînes françaises, accusées de partialité dans leur couverture du conflit israélo-palestinien. Plusieurs organisations de défense de la presse ont exprimé leur soutien à Al-Akhbar et dénoncé les attaques contre les journalistes. La mort d’Amal Khalil, tuée par un tir israélien alors qu’elle effectuait un reportage, avait déjà suscité une vive émotion au Liban et dans le monde arabe.
BFMTV n’a pas encore réagi officiellement à cette plainte. L’expert mis en cause, dont le nom n’a pas été divulgué, pourrait être entendu par la justice française. Cette affaire soulève des questions sur la responsabilité des experts médiatiques et les limites de la liberté d’expression.



