Le Premier ministre britannique Keir Starmer traverse une période critique. Ce jeudi 14 mai, le ministre de la Santé Wes Streeting, considéré comme un rival potentiel, a présenté sa démission. Ce départ s'ajoute à une série de lâchages au sein du Parti travailliste depuis la défaite cuisante aux élections locales du 7 mai.
Un affaiblissement progressif
Lors du débat suivant le discours du roi à la Chambre des communes, mercredi 13 mai, Keir Starmer a déclaré : « Je ne renoncerai pas ». Pourtant, jamais le Premier ministre n'a semblé aussi affaibli depuis sa victoire écrasante de juillet 2024. À l'époque, le Labour avait obtenu 33,7 % des voix, 10 points d'avance sur les conservateurs et 411 sièges, une majorité absolue confortable.
Mais en moins de deux ans, la donne a changé. Le parti est divisé et le paysage politique britannique est en pleine recomposition. Les élections locales du 7 mai ont infligé un revers sévère aux travaillistes, tandis que le parti d'extrême droite Reform UK a réalisé une percée historique. Ce scrutin laisse présager des difficultés pour les prochaines élections législatives, prévues au plus tard en 2029.
Une popularité en chute libre
Un sondage Ipsos publié mercredi révèle que 66 % des Britanniques estiment que Keir Starmer ne devrait pas mener le Parti travailliste aux prochaines élections générales. Par ailleurs, 35 % des personnes interrogées pensent qu'il devrait démissionner immédiatement.
Les critiques pointent du doigt plusieurs facteurs : une gestion jugée inefficace des services publics, des promesses non tenues et une communication maladroite. La démission de Wes Streeting, qui occupait un poste clé, affaiblit davantage un gouvernement déjà fragilisé.
Des tensions internes croissantes
Au sein du Labour, les dissensions s'accentuent. Plusieurs députés réclament un changement de cap, voire un départ de Starmer. La démission de Streeting pourrait encourager d'autres figures à se manifester. Le parti doit maintenant faire face à une crise de confiance, tant auprès de l'opinion publique que de ses propres membres.
Keir Starmer tente de maintenir son autorité, mais la pression monte. Les prochains mois seront décisifs pour l'avenir politique du Royaume-Uni et du Parti travailliste.



