Otan : Rubio confirme une réduction des troupes américaines en Europe
Otan : Rubio confirme une réduction des troupes US en Europe

Le secrétaire d'État américain confirme un désengagement progressif

Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a annoncé vendredi 22 mai, lors d'une réunion des chefs de la diplomatie de l'Otan à Helsingborg en Suède, que les alliés européens devraient s'attendre à une diminution du nombre de soldats américains sur le continent. Cette déclaration intervient alors que l'Alliance se prépare pour le sommet d'Ankara en juillet, en présence du président Donald Trump.

Marco Rubio a déclaré devant la presse qu'il y aurait effectivement, à terme, moins de troupes américaines. Il a reconnu que cette perspective pouvait susciter une certaine nervosité parmi les alliés européens, mais a estimé que cela n'était pas surprenant. Il a également annoncé qu'un ajustement concernant ce que certains appellent à l'Otan la cavalerie, c'est-à-dire le vivier de forces mobilisables en 180 jours, serait annoncé dans les prochains jours.

Des annonces contradictoires de Washington

Le président Donald Trump a une fois de plus pris ses alliés européens par surprise en annonçant jeudi l'envoi de quelque 5 000 soldats supplémentaires en Pologne, après avoir annoncé début mai le retrait de 5 000 militaires américains en Allemagne. Marco Rubio a toutefois assuré que cette décision n'avait rien de punitif.

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Le chef de la diplomatie belge, Maxime Prévot, a souligné que les messages de Rubio, bien que parfois heurtant les alliés européens, étaient davantage destinés à sa politique intérieure. La ministre suédoise des Affaires étrangères, Maria Malmer Stenergard, a qualifié la situation de déroutante, ajoutant qu'il n'était pas toujours facile de s'y retrouver.

Un désengagement inéluctable mais des inquiétudes persistantes

Les pays européens de l'Otan reconnaissent désormais le caractère inéluctable d'un désengagement américain en Europe, mais ils souhaitent qu'il se fasse sans trop de surprises. Le président américain exprime sa déception depuis que les Européens ont refusé de s'engager à ses côtés dans le conflit avec Israël contre l'Iran. Marco Rubio a confirmé que les positions de Trump reflètent une déception à l'égard de certains alliés de l'Otan, et qu'il faudrait y répondre.

Un plan B pour le détroit d'Ormuz

Marco Rubio a également évoqué la nécessité d'un plan B si l'Iran persistait à refuser de débloquer le détroit d'Ormuz ou à imposer un droit de péage. Il a précisé que cela ne serait pas nécessairement une mission de l'Otan, mais que des pays membres devraient y contribuer. Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a rappelé que des navires de guerre avaient déjà été prépositionnés aux abords du détroit dans le cadre d'une coalition internationale menée par Londres et Paris.

Les Européens tentent de rassurer Washington

Pour apaiser la Maison-Blanche, les Européens se préparent à annoncer une série de contrats d'armement, dont plusieurs avec les États-Unis, selon des diplomates à Bruxelles. Ces annonces devraient être faites lors du sommet de l'Otan à Ankara en juillet, avec l'espoir de satisfaire Donald Trump. Les alliés européens tenteront également de confirmer leur soutien à l'Ukraine, en présence du président Volodymyr Zelensky.

Mark Rutte avait suggéré que les pays de l'Otan, sans les États-Unis, s'engagent à consacrer au moins 0,25 % de leur PIB à l'aide militaire à l'Ukraine, mais cette idée a été rejetée. Les discussions se poursuivent en vue du sommet.

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