Le Japon montre la voie à l'Europe pour la renaissance des puces
Japon : modèle pour l'Europe dans la course aux puces

Les Américains ont tellement répété aux Européens qu'ils étaient dépassés qu'ils ont fini par les croire. À l'heure de rebâtir leur industrie des puces, les 27 se demandent s'ils peuvent réussir leur comeback. Le spectaculaire retour du Japon dans le secteur devrait piquer notre orgueil.

Le Japon, un exemple de renaissance industrielle

Leader dans les années 1980, le pays avait lui aussi décroché face à Taïwan et la Corée du Sud les décennies suivantes. Mais depuis quelques années, il a planifié des investissements conséquents - 65 milliards de dollars d'ici 2030 dans les puces et l'IA - et cumule les succès. Il a ainsi convaincu TSMC d'ouvrir une usine de pointe à Kumamoto.

Un champion national en bonne voie

En parallèle, son champion national Rapidus, soutenu par l'État et un consortium d'entreprises (Denso, Toyota, Kioxia, SoftBank, MUFG Bank, NEC, NTT, Sony…), est en bonne voie de tenir son pari : fabriquer en 2027 des puces avancées en 2 nanomètres. « On a l'air un peu ridicules à côté », grimace un expert européen du secteur.

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Ce contraste souligne les défis de l'Europe, mais aussi les opportunités. Le Japon prouve qu'un retour est possible avec une stratégie cohérente et des investissements massifs. Les Vingt-Sept pourraient s'en inspirer pour accélérer leur propre feuille de route.

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