Un gardien de but sous le coup d'une expulsion
Le gardien de but international cap-verdien Vozinha, de son vrai nom Josimar Dias, était menacé d'expulsion des États-Unis. Sa situation a suscité une vive émotion dans son pays et au sein de la diaspora cap-verdienne. Selon les informations de Libération, le joueur de 35 ans risquait d'être renvoyé au Cap-Vert en raison d'un problème de visa.
Une mobilisation politique et médiatique
La nouvelle de l'expulsion imminente de Vozinha a provoqué une onde de choc. Le Premier ministre cap-verdien, Ulisses Correia e Silva, est intervenu personnellement auprès des autorités américaines. "Nous avons contacté les autorités américaines pour trouver une solution", a-t-il déclaré. Par ailleurs, une pétition en ligne a recueilli plus de 10 000 signatures en quelques heures.
Un symbole de la lutte contre les politiques migratoires
Vozinha est devenu un symbole de la résistance face à la politique anti-immigration de l'administration Trump. Le joueur, qui évolue au sein du club américain de l'Atlanta United, avait été arrêté en 2018 pour conduite sans permis, ce qui a déclenché la procédure d'expulsion. Son cas a été relayé par de nombreux médias cap-verdiens et américains.
Un sursis accordé
Finalement, les autorités américaines ont accordé un sursis à Vozinha. Selon son avocat, "le juge a estimé que son départ causerait un préjudice exceptionnel à sa famille et à sa carrière". Le gardien de but pourra rester aux États-Unis jusqu'à nouvel ordre, le temps que son dossier soit réexaminé.
Un impact durable
Cette affaire a mis en lumière les difficultés rencontrées par les immigrés cap-verdiens aux États-Unis. Selon les données de l'ambassade du Cap-Vert à Washington, environ 500 000 Cap-Verdiens vivent aux États-Unis, dont une partie en situation irrégulière. Le cas de Vozinha a relancé le débat sur la réforme migratoire américaine.



