Sanctions US rétablies contre Francesca Albanese, rapporteuse ONU
Sanctions US contre Francesca Albanese, rapporteuse ONU

Les États-Unis ont annoncé ce jeudi le rétablissement des sanctions contre Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale des Nations unies pour les territoires palestiniens. Cette décision, prise par l'administration Trump, marque un durcissement de la politique américaine envers l'ONU et ses responsables jugés trop critiques envers Israël.

Des accusations de partialité

Francesca Albanese, une juriste italienne, est accusée par Washington de partialité systématique contre Israël dans ses rapports sur la situation dans les territoires palestiniens occupés. Les sanctions incluent le gel de ses avoirs américains et l'interdiction d'entrée sur le territoire des États-Unis.

Dans un communiqué, le département d'État a déclaré que Mme Albanese avait "utilisé sa position pour promouvoir des récits antisémites et délégitimer l'État d'Israël". Des accusations que la rapporteuse spéciale a fermement rejetées, dénonçant une "tentative d'intimidation" visant à faire taire les voix critiques.

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Réactions internationales

La décision américaine a suscité de vives réactions sur la scène internationale. Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exprimé sa "profonde préoccupation" et réaffirmé son soutien à l'indépendance des rapporteurs spéciaux. De nombreux pays, dont la France et l'Allemagne, ont également critiqué cette mesure, la jugeant "contre-productive" pour la paix au Proche-Orient.

L'Union européenne a appelé les États-Unis à revenir sur leur décision, soulignant le rôle crucial des rapporteurs spéciaux dans la défense des droits de l'homme. De son côté, le gouvernement israélien a salué les sanctions, estimant qu'elles étaient "justifiées" au vu des positions de Mme Albanese.

Un précédent inquiétant

Ce n'est pas la première fois que les États-Unis imposent des sanctions à des responsables de l'ONU. En 2020, l'administration Trump avait déjà ciblé le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, pour des enquêtes sur des crimes de guerre présumés en Afghanistan impliquant des soldats américains.

Pour de nombreux observateurs, ce nouveau geste de Washington affaiblit le multilatéralisme et le droit international. Francesca Albanese a annoncé son intention de contester ces sanctions devant les tribunaux internationaux, avec le soutien de plusieurs organisations de défense des droits humains.

L'affaire intervient alors que les tensions sont déjà vives entre les États-Unis et l'ONU sur plusieurs dossiers, notamment la réforme du Conseil de sécurité et le financement des agences onusiennes.

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