Au Salvador, le président Nayib Bukele poursuit sa guerre contre les gangs avec des méthodes de plus en plus expéditives. Depuis l'instauration de l'état d'urgence en mars 2022, plus de 80 000 personnes ont été arrêtées, dont de nombreux innocents, selon les organisations de défense des droits humains. Les procès se font désormais par groupes de centaines d'accusés, jugés en quelques heures par des tribunaux spéciaux.
Une justice expéditive contestée
Les autorités salvadoriennes se félicitent de la baisse spectaculaire de la criminalité, mais les critiques s'élèvent contre les violations des droits fondamentaux. Les accusés sont souvent privés d'avocats et de procès équitables. Les peines peuvent aller jusqu'à 45 ans de prison pour des délits mineurs.
Réactions internationales
Des organisations comme Amnesty International dénoncent une justice expéditive qui viole les principes de l'État de droit. Les États-Unis, pourtant alliés de Bukele, ont exprimé leurs inquiétudes. Le président, populaire dans son pays, reste inflexible, affirmant que ces mesures sont nécessaires pour éradiquer les gangs.
La communauté internationale observe avec attention l'évolution de la situation au Salvador, où la sécurité publique semble se faire au détriment des libertés individuelles.



