Au procès Zemmour : nier la déportation des homosexuels, c'est les exclure de la mémoire
Procès Zemmour : nier la déportation des homosexuels

Le procès en appel d'Eric Zemmour pour ses propos sur la déportation des homosexuels pendant la Seconde Guerre mondiale s'est ouvert ce mercredi. Le polémiste d'extrême droite avait affirmé en 2019 que « les homosexuels n'ont pas été déportés » en France, une déclaration qui lui avait valu une condamnation en première instance pour contestation de crime contre l'humanité.

Une mémoire collective bafouée

Pour les associations de défense des droits LGBTQ+ et les historiens, nier la déportation des homosexuels revient à les exclure de la mémoire commune. « C'est une violence symbolique supplémentaire infligée à toutes les victimes et à leurs descendants », a déclaré Me Étienne Deshoulières, avocat de plusieurs parties civiles. Environ 10 000 homosexuels ont été déportés sous le régime de Vichy, principalement pour « outrage aux bonnes mœurs ».

Des propos lourds de conséquences

Lors de l'audience, Zemmour a maintenu ses positions, arguant qu'il n'y avait pas eu de déportation systématique comme pour les Juifs. Mais les historiens rappellent que la déportation des homosexuels était bien organisée par l'État français, avec l'envoi de milliers de personnes dans des camps de concentration. « Ces propos nient la réalité historique et participent à la stigmatisation actuelle des personnes LGBTQ+ », a souligné le procureur.

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La décision de la cour d'appel est attendue dans les prochaines semaines. En première instance, Zemmour avait été condamné à une amende de 10 000 euros et à des dommages et intérêts.

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